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L’Europe de l’A‑Solidarité

On a beaucoup glosé sur le récent référendum, dans l’État insulaire islandais, qui vient de dire un non pour le moment provisoire, mais répétitif, à une reprise des négociations plusieurs fois déjà interrompues avec Bruxelles, dans la perspective d’une possible adhésion à l’Union. Certes, un point majeur d’achoppement a été, comme déjà dans le passé, la question de la pêche, avec la définition de zones et de quotas d’autant plus difficiles à accepter que la pression de l’opinion mondiale se fait plus forte dans un contexte de protection des espèces, de gestion des océans, d’évolution des préférences de la consommation, et d’abord du volume de celle-ci.
Bref, si on nous permet cet à‑peu-près, beaucoup d’arêtes à avaler ! Trop peut-être ? Pas si sûr !

En vérité, il faut comparer ce refus, fût-il provisoire, ave celui deux fois répété de la Norvège toute proche : là encore, la question de la pêche a certes joué un rôle notable, mais il y a fondamentalement une autre source de répulsion, plus profonde : l’abondance des richesses minières et le haut potentiel industriel de haute sophistication qui ont assuré la richesse nationale élevée du pays, avec une population fort clairsemée et à haut pouvoir d’achat.
Or l’Europe, on ne le rappellera jamais assez alors que cela a bien servi nos contrées, est basée sur la solidarité financière. D’une part, dans la quote-part de chaque pays au budget commun, qui n’est – rappelons-le – fort (ou faible !) que de moins de 200 milliards d’euros (contre 460 pour la France seule !). Les nouveaux pays nordiques ont dès lors vocation à être contributeurs nets et à un taux relativement élevé, sans pour autant pouvoir prétendre à émarger grandement aux principales dépenses, la Politique Agricole Commune et les fonds structurels, surtout le FEDER (Développement Régional).
La solidarité financière, c’est surtout bien quand on est pauvre !

Outre la différence de sensibilité face à l’agriculture, il y avait jusqu’ici une autre guerre de religion sous-jacente, et elle reposait sur le principe de neutralité : chacun de ces candidats potentiels était en effet, et depuis Yalta, viscéralement attaché à un principe de non-alignement, mais cette religion du juste milieu entre les deux Blocs qui se partageaient alors la suprématie sur le monde, ou du moins y prétendaient, a volé en éclats avec la menace russe qui rappelle l’époque soviétique, ou plus avant celle des Tsars.
L’Europe et le très remuant bloc des non-alignés dès lors offraient un commode parapluie sans qu’on ait à se mouiller davantage, avec même la perspective de profiter d’un rôle de médiation entre blocs, source de retombées commerciales et diplomatiques enviables.
L’intrusion russe en Ukraine a précipité ces neutres de la veille dans le camp de l’OTAN et des États-Unis, au prix d’un oubli aussi pudique que panique des principes de la veille. Faut-il en remercier M. Poutine ?

De ce point de vue, la position des deux possibles impétrants scandinaves n’est pas sans rappeler celle du Royaume-Uni, ou plus exactement de l’Angleterre, plus gros bloc et véritable moteur unidirectionnel de l’ensemble des Îles britanniques, Eire très largement comprise malgré une farouche volonté de distanciation en façade, indépendance politique et républicaine obligent. De fait, le bloc de fer et de houille de jadis était encore très aisé lorsqu’il a choisi de ne pas se joindre au mouvement de rapprochement des années 1950, puis de s’en distancer lors de son référendum de triste mémoire. Tout autre état, la position de l’Écosse et de l’Ulster, où le vrai problème n’est pas entre catholiques et protestants. Le Pays de Galles a certes voté pour le Brexit, mais avec une marge réduite par rapport à l’Angleterre stricto sensu. Sans doute les apports de la PAC, notamment en faveur des exploitations plus modestes, a‑t-il joué ici face aux grandes propriétés, généralement nobiliaires du voisin. Même remarque en ce qui concerne l’Écosse et ses crofters, aux exploitations modestes sur des terres ingrates.

Un dernier élément peut avoir joué un rôle non négligeable dans le refus sans doute passager des deux voisins scandinaves : la liste des pays candidats déclarés ou imminents dans cette position, tous plus défavorisés l’un que l’autre et tirant encore plus vers le bas la moyenne européenne. Être riche parmi les pauvres n’est jamais la meilleure position pour négocier ! L’Europe à cet égard n’est pas un club de financiers, elle est une communauté de problèmes, de solutions, d’espérances. Et cela n’a pas de prix, sauf celui de la patience !

Publié par Philippe Tabary dans CECI dit, Les contributeurs, Philippe Tabary, 0 commentaire

Bruxelles, nouvel horizon pour de nouveaux espoirs…

L’actualité nous apporte régulièrement des éléments d’information épars qui, mis bout à bout, finissent par tracer un chemin de cohérence et la voie vers une commune espérance. Ainsi pourrait-on revenir sur le récent scrutin qui, en Hongrie, malgré les traquenards et les machinations du gouvernement sortant, opposant invétéré de l’Europe, a vu l’opinion publique se mobiliser massivement en faveur de cette Europe exécrée qui, pourtant, lui est apparue comme le plus sûr chemin vers le maintien de la démocratie, si longtemps attendue, et de l’indépendance nationale, si longtemps oubliée : qu’on se souvienne de 1956.

L’exemple de Budapest est en soi éloquent, s’agissant d’un pays membre et de déjà plus de 20 ans de présence dans l’Union. Concrètement et dans le vécu quotidien des entreprises et des hommes, être dans l’Union est clairement apparu comme la solution du futur et non la nostalgie d’un passé mirifique et illusoire. L’Europe, ce n’est pas seulement la possibilité de dire non, c’est aussi la réalité d’une aide quotidienne pour les entreprises, les capitaux, à accueillir ou à accompagner, les Universités, dans leur rayonnement qui aujourd’hui doit être planétaire ou ne serait pas. C’est aussi pour des milliers de jeunes et moins jeunes, la possibilité d’aller voir ce qui se passe sous d’autres cieux, européens ou non au sens des Traités, et surtout, d’en revenir s’ils le souhaitent. Aujourd’hui, par exemple Chopin aurait ses bureaux à Varsovie, quand bien même son cœur battrait le long de la Seine !

Mais il n’y a pas que la carotte des fonds européens qu’on ne manquerait pas sinon d’assimiler à une manière d’acheter l’opinion publique : l’Europe, c’est — on ne le redira jamais assez — le droit de clamer à tous les horizons et sous toutes les raisons son mécontentement, chez soi ou sur la place publique, en étant sûr d’y être encore le lendemain et sans la hantise de visites importunes au petit matin. À défaut de lendemains qui chantent, des matins qui ne déchantent pas, ce n’est déjà pas si mal… Surtout quand ce climat de liberté se répète de jour en jour, au point qu’on finit par oublier qu’il n’est pas génération spontanée, ni régénération automatique. L’Europe, par l’observation de ce qui se passe chez les autres pays membres, c’est une incitation à toujours plus de coexistence dans le respect des opinions et des réactions des uns et des autres. Dans la conception, puis la rédaction des Traités, ce principe de base allait de soi. Son application elle, était pour beaucoup une novation, voire une imagination. Et le rêve devint réalité, doucement, sans trop d’à-coups et sans césarienne…

C’est le choix délibéré de ces réalités du quotidien qui explique la défaite sans appel de M. Orban, malgré toute la débauche de moyens et de pressions pour influencer le scrutin et ses conséquences stratégiques. Et c’est bien le même réflexe qui, vu cette fois de l’extérieur, a motivé le choix récent des ressortissants de l’Arménie, un pays, une terre et une histoire aux relents de cadavres, de persécutions, d’exil, de martyres. Balloté et disputé entre les puissances hostiles, sans territoire fermement défini et internationalement reconnu, ce peuple symbole de tous les massacres récents, avoués ou pas, a aujourd’hui enfin un espace de vie, ou de résurrection, bien à lui, même si la diaspora s’étend largement au-delà, et jusque sur les rives de la Seine chère à Aznavour !

Et le souhait de rapprochement avec l’Europe, géographiquement plus loin mais sentimentalement plus proche à Erevan, s’est fait encore plus pressant en Moldavie, petit territoire et jeune pays né des soubresauts de l’après-URSS et qui, jusqu’alors dans la mouvance de Moscou, se rappelle à ses liens historiques avec la Roumanie voisine et dont certains aimeraient rejoindre le giron. Ici encore, le désir de repousser les tentacules moscovites est au moins aussi fort que le souhait de rejoindre Bruxelles, ses directives, ses règlements, ses… subventions.
Deux pays également pauvres, anciennement soviétiques, colonies hier plus que véritables territoires libres, qui se cherchent une identité nouvelle et internationalement reconnue, dans la paix et pour une prospérité trop longtemps attendue.
Peut-on rêver meilleure définition de l’esprit des pionniers d’une Europe née, rappelons-le, sur les ruines du pire conflit jamais traversé par notre continent et par la planète tout entière ?

Preuve de plus, s’il en fallait, que par-delà rodomontades et récriminations, l’Europe à la mode de Bruxelles est … la pire des choses après toutes les autres, comme le disait si bien Churchill quand il parlait de la démocratie !
Les deux, il est vrai, ne vont pas l’une sans l’autre. Loin de faire un pied-de-nez à l’Histoire, l’Europe de Bruxelles, au contraire, en est le prolongement et le couronnement. Dans la paix et pour la paix.
Faut-il nous rappeler que cela, par expérience, n’a pas de prix ? Nos terres ont été trop longtemps et trop abondamment arrosées du sang des victimes, civiles autant que militaires, du fait même de cette non-Europe d’hier !

Publié par Philippe Tabary dans CECI dit, Les contributeurs, Philippe Tabary, 0 commentaire

De Rio Tinto à Guipavas, l’Europe au grand cœur

Vivre ensemble, construire des liens de communauté, s’approprier la citoyenneté commune, c’est tout un ensemble de défis que porte l’école, au sens large, concernant tous les jeunes, quels que soient les âges. Dans la série, « L’école, ce sont encore les élèves qui en parlent le mieux », retour sur une expérience d’éducation à la citoyenneté européenne.


L’accueil de jeunes élèves portugais dans une école primaire finistérienne pendant une semaine a donné lieu à un vécu partagé mettant les jeunes habitants de Rio Tinto tout près de Porto au cœur des activités des élèves hôtes, et permettant à ces derniers de voyager eux aussi tout en jouant à domicile : plusieurs jours avant l’arrivée des invités, des drapeaux portugais flottaient sur les vitres des bâtiments scolaires, et des panneaux d’accueil fleurissaient les murs des couloirs en constituant toute une série d’indices annonçant l’imminence de quelque chose de singulier. 

Ainsi, pendant le séjour, la venue des Lusophones a entre autres été le prétexte d’un repas aux saveurs de Lisbonne au menu de tous les rationnaires de la communauté scolaire, mêlant de manière concrète et gustative les saveurs et couleurs du Portugal.
En amont du séjour, les jeunes Guipavasiens s’étaient également attelés à découvrir les caractéristiques géographiques et spécifiques du pays mis à l’honneur par un jeu de recherches documentaires, questionnaires de lecture ou encore de quiz sur des personnages et personnalités portugaises : une approche et une appropriation d’éléments factuels guidant chaque élève sur une voie de découverte culturelle.

Ces rencontres permises par les mobilités Erasmus+ – rappelons la prise en charge de tels séjours par l’UE – recueillent aussi un intérêt certain dans la connaissance de sa propre culture : ce fut le cas lors de la journée spécifique aux couleurs noir et blanc cette fois, offrant à la centaine d’élèves des deux derniers niveaux de primaire de s’initier au patrimoine breton au travers de quatre ateliers mêlant danses, musiques, costumes et jeux bretons. Au fil de ces activités, il n’y avait plus ni Français ni Portugais, mais une petite troupe d’Européens partageant en chœur des rythmes celtes le temps d’une danse, ou rivalisant de dextérité et d’adresse lors d’une partie de jeu de palets.

Car c’est bien par des actions concrètes et des situations authentiques que se construisent les identités. L’Européenne en est un exemple.

Une semaine de découvertes multiples pour tous les élèves sans oublier les familles hébergeant la petite troupe de Porto, témoins de relations naissantes et de diverses situations de communication, c’est court pour se connaître. Mais c’est quand même suffisant pour faire naître une envie de poursuivre l’ouverture au-delà de son chez soi.

Ainsi au terme du séjour des Portuans, si l’heure était aux nœuds s’invitant dans les gorges et aux poussières titillant les yeux, des expressions ont fusé parmi les jeunes élèves bretons pour qualifier la rencontre et la prolonger, avec peut-être l’espoir de la faire durer encore un peu.

Au travers de nombreuses paroles spontanées, tout un flot de commentaires ont pu être catégorisés en points positifs, négatifs, et recommandations. 
Pas de suspense : la colonne des avantages s’est élevée avec dominance identifiant tout un lot de savoirs, savoir-faire, et savoir-être parmi lesquels ont été relevés : 

  • La vertu de l’apprentissage des langues qui prend tout son sens dans les rencontres avec d’autres personnes et le perfectionnement d’une langue commune – l’anglais – par la pratique et le leit-motiv « ça donne envie de mieux savoir parler l’anglais ».
  • Le plaisir de rompre avec les rythmes habituels en faisant de nouvelles choses déclenchant une situation hédonique : « on apprend sans travailler et on travaille sans le savoir ».
  • La valorisation des stratégies opérationnelles pour « trouver des solutions pour communiquer même si on ne connaît pas la langue (gestes, mimes, applications) ».
  • La naissance d’amitiés et de connaissances : « On peut se faire des amis, des correspondants, des relations ».
  • La prise de conscience des particularités de sa propre culture par comparaison au travers des habitudes alimentaires ou horaires : « cela fait voir la vie de tous les jours » mais aussi en découvrant puis confrontant ses propres traditions et particularités culturelles.

Au palmarès des points négatifs ont été exprimés le sentiment de tristesse au moment de la séparation (les enfants n’ayant pas eu l’exclusivité de l’émotion), les limites d’une communication fluide en raison du niveau de pratique de la langue, et la tentation de groupement des invités aux premières heures du séjour.

Quant aux suggestions et perspectives envisageables, la volonté de rencontres a été exprimée avec engouement souhaitant l’inscription de tels rendez-vous chaque année, avec une approche géographique projetée à l’image de l’esprit d’ouverture dont les enfants font preuve.

Ces enfants justement ne font pas pâle figure pour faire face aux esprits chagrins imprégnés de velléitudes de repli sur soi, et au contraire par leur spontanéité et sens de l’analyse livrent une réflexion sensée révélant au grand jour un vrai terreau fertile du vivre ensemble. Par une approche volontariste d’aller à la rencontre de l’autre, ils témoignent des valeurs qui fondent le projet européen porté par la devise « Unie dans la diversité ».

Parce que les identités multiples ne s’opposent pas, parce que les citoyennetés doublées pour les ressortissants de l’UE qui outre leur citoyenneté nationale bénéficient aussi de la citoyenneté européenne depuis le Traité de Maastricht, le sentiment d’appartenance se construit au travers de situations vécues et authentiques. Dès sa création, le CECI a d’ailleurs porté fortement la signification de son sigle par la revendication de citoyennetéS et d’identitéS plurielles.


C’est ainsi que le mot de la fin revient tout naturellement à ces jeunes élèves qui ont promu au tableau des bénéfices de l’expérience la reconnaissance d’identités multiples comme facteur de construction par le vécu spécifique pour quelques jeunes bretons également portugais par leur filiation : « On apprend sur nous-mêmes ». On n’aurait pas dit mieux.
En cette fin d’année scolaire et à l’heure de l’inventaire annuel des actions pédagogiques, voilà donc un bilan solide, lucide et argumenté qui pourra aussi servir de feuille de route aux équipes professorales pour l’année à venir. Qu’on se le dise.

Publié par Marie-Laure Croguennec dans CECI dit, Les contributeurs, Marie-Laure Croguennec, 1 commentaire
Droits de l’Homme et souveraineté dans l’Union européenne

Droits de l’Homme et souveraineté dans l’Union européenne

L’origine des Droits de l’Homme et leur contenu

L’origine des Droits de l’Homme remonterait à l’an 539 avant J.C. lorsque Cyrus le Grand s’empare de Babylone et décide d’affranchir les esclaves en proclamant, également, le droit de chacun de choisir sa religion et en décrétant « l’égalité raciale ».

Mais la notion est née au XVIIIe siècle lors de la déclaration d’indépendance américaine qui reprenait une partie du « Bill of right » de l’État de Virginie, promulgué en 1776 ; la Déclaration française des Droits de l’Homme de 1789 s’en étant inspirée. Le rôle majeur ayant été celui de la Constituante (20 au 26 août 1789 ) sous l’influence d’un certain marquis de Bonnay et de Champion de Cicé. La Constitution ayant été promulguée par Louis XVI ; sans oublier le rôle joué par les Philosophes du XVIIIe .

La première moitié du XXe siècle ayant été marquée par deux conflits mondiaux et la Shoah, sera à l’origine de « l’internationalisation » des Droits humains ; la déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies, le 10 décembre 1948, instaure la nécessité d’une « Défense internationale par la coopération entre les États »

Cette déclaration a été suivie de plus de 70 traités internationaux dont le pacte international de 1966 relatif aux droits civils et politiques, celui relatif aux Droits économiques sociaux et culturels.
Le préambule de cette déclaration précise que : « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde »

On distingue, aujourd’hui, 3 grandes catégories de Droits : les Droits civils et politiques (droit à la vie, à la liberté religieuse…), les Droits économiques, sociaux et culturels (droit au travail, droit à la protection de la santé…) et les Droits dits de de 3e génération destinés à couvrir la Communauté internationale dans sa globalité (protection de l’environnement et du Patrimoine mondial).
Il convient de retenir les deux caractères à prendre en considération dans la définition des Droits de l’Homme : leur « Universalité » et leur » indivisibilité ».

La question centrale demeure la mise en œuvre de la protection des Droits humains au niveau international qui selon Patrice Rolland (Professeur agrégé de Droit Public) « reste largement fictive » cf article du « Monde » du 14 août 2003.
L’aspiration à une justice internationale a donné naissance, depuis le 1 juillet 2002, à la Cour Pénale Internationale composée aujourd’hui de 125 pays membres.
Mais les U.S.A. s’opposent au développement de la C.P.I. craignant de voir, un jour, leurs militaires traduits devant cette juridiction.
Patrice Rolland souligne que : « la Souveraineté de l’État a toujours constitué le principal obstacle à la protection et à la promotion des Libertés.

l ’Union européenne et les Droits de l’Homme

Pour Henri Leclerc, ex-Président d’honneur de la ligue des Droits de l’Homme, aujourd’hui décédé, l’Europe était un exemple intéressant et encourageant de protection supranationale des Droits de l’Homme ; avec la création de la Cour européenne des Droits de l’Homme basée à Strasbourg, elle avait étendu et renforcée « la notion d’État de Droit ». Cette notion figure dans les critères d’adhésion à l’Union européenne (cf article 49 du traité de Lisbonne : « tout État européen qui respecte les principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, ainsi que l’État de Droit peut poser sa candidature » Mais dans mon essai intitulé «  L’Europe en héritage » je remarque que l’article 49 du Traité de Lisbonne ne précise pas ce qu’on entend par «  État européen » ce qui nous renvoie à la question de la délimitation des frontières «  naturelles » ou « culturelles » de l’Union Européenne (page 138 de mon essai «  L’Europe en héritage » (publié chez bookelis au troisième trimestre 2013, en cours de mise à jour et de réédition).

À partir de la seconde guerre mondiale et, ensuite, par le développement du «  Conseil de l’Europe » qui a été créé 5 mai 1949 par le traité de Londres (à ne pas confondre avec le Conseil européen, institution de l’Union européenne) qui compte aujourd’hui 46 membres depuis l’exclusion de la Russie, après son invasion de l’Ukraine en 2022, la protection des droits fondamentaux relevait du Conseil de l’Europe ».

Au sein du Conseil de l’Europe fut conclue, en 1950, « la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et fut instituée «  la Cour européenne des droits de l’Homme ».
Dans le cadre du Traité de Maastricht (1993) il est précisé que l’Union européenne respecte les droits fondamentaux garantis par la Convention européenne.
En octobre 2000 fut proclamé, à Nice, par le Conseil européen des chefs d’Etats membres « la charte européenne des Droits fondamentaux «

Les Droits de l’Homme et la Souveraineté des Etats membres dans l’Union européenne

Le traité d’Amsterdam (1997) a renforcé le statut de la Charte européenne des Droits fondamentaux en instituant « une procédure de suspension des droits découlant du Traité en cas de violation grave et persistante par un État membre ».

Le traité de Nice (2003) a, ensuite, donné à l’Union la « capacité à intervenir préventivement en cas de risque clair de violation grave des valeurs communes »

En dépit de son caractère, uniquement déclaratif, la Cour de justice, le Tribunal de première instance et la Cour européenne des Droits de l’Homme font référence à la Charte européenne des Droits fondamentaux. Ce n’est pas sans nous rappeler le précédent historique, en France, quand, sous la IIIe République, le Conseil d’État construisait sa jurisprudence en fonction de la Déclaration des Droits de l’Homme et et du Citoyen.

Publié par Bernard Bonno dans Bernard Bonno, CECI dit, Les contributeurs, 0 commentaire

Cybersécurité : comment éviter les pièges sur les réseaux sociaux ?

Le CECI a poursuivi son cycle consacré à la cybersécurité. Pour ce 3e volet, après l’énergie et la banque, la défense européenne, place était donnée aux réseaux sociaux.

La navigation sur internet et les réseaux sociaux font désormais partie du quotidien des citoyens. C’est une réalité.
Qui n’a pas connu des piratages de comptes, ou eu des frayeurs dans des situations où l’apparition d’un lien s’est traduit en un clic par le début de mésaventures ? À l’image de la circulation routière, il existe toute une réglementation, mise en place par l’UE pour protéger les citoyens.

Cela ne suffit pas toujours : encore faut-il être initié, informé, documenté, en un mot éduqué pour naviguer sur la toile en limitant les risques, pour s’approprier cet espace qu’on pourrait parfois qualifier de jungle, sans se faire pièger par la malveillance, la manipulation, la désinformation. Comment repérer les écueils ?

C’est à ces questions qu’ont répondu les deux invités de la soirée, Grégory Karwa – spécialiste en cybersécurité au Crédit Mutuel Arkéa, membre de l’interCERT France (Computer Emergency Response Team) – et Benoît Josset – conférencier TeamEuropeDirect avec spécialisation dans la diplomatie académique européenne et chercheur en Sciences politiques, engagé dans les enjeux de cybersécurité et protection des données.

Tous concernés par les bonnes pratiques à adopter

Un jeu de questions/réponses pour prendre conscience, en tant que citoyens européens, des dangers d’exposition à des contenus dangereux ou à la cybercriminalité, de manière plus élargie aux risques de toutes sortes qui n’épargnent ni les collectivités ou les institutions, voire les États qui eux aussi subissent des situations d’ingérence où la question de leur souveraineté est posée.

Une soirée riche en informations, on pourrait même dire en éducation. Des citoyens impliqués et responsabilisés sont avant tout des citoyens éclairés.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Les contributeurs, Marie-Laure Croguennec, 0 commentaire

Le 9 mai, on doit en faire tout un programme

Joli, le mois de mai, c’est aussi le mois de l’Europe. Au-delà du repérage de telle ou telle animation aux couleurs européennes flirtant avec les jours fériés qui généralement ne manquent pas en ce 5e mois de l’année, les calendriers sous quelque forme que ce soit n’évoquent pas ou au mieux timidement l’origine de l’association du mois de mai avec l’Europe. Pas d’évocation ni d’explication, pas d’explicitation ni de compréhension, donc en bout de chaîne pas d’appropriation. Comment s’en étonner ?

Cette discrétion ou pire invisibilité d’information trouve entre autres sa source dans la carence d’éducation à la chose européenne. Tout en n’empêchant pas de s’y atteler, par un certain flou et de grandes généralités les programmes scolaires font la part discrète à l’éducation à la citoyenneté européenne.
Une géométrie plus que variable en découle alors, justifiée par moult raisons dont la lourdeur des sacro-saints programmes parfois plus déversés que dispensés et après lesquels courent les enseignants, couplée avec la perspective d’une fin d’année à grands pas approchée. À la préférence citoyenne et européenne le choix stratégique de la préférence programmée des programmes.
Comment pourrait-on faire reproche aux enseignants de suivre les recommandations de la rue de Grenelle ? Antre qui paradoxalement alimente toutefois ses espaces de ressources pédagogiques pour colorer en bleu étoilé de jaune les trente-et-un jours de ce mois nommé en l’honneur de Maia, divinité romaine évoquant le renouveau par la croissance et la fertilité.

Et Robert déclara sa flamme…

Et pourtant, qu’il est riche ce mois de mai ! Riche d’histoire et de stratégie tout d’abord quand un certain Robert Schuman, l’homme aux trois nationalités, né allemand, d’origine familiale luxembourgeoise et devenu français après le retour de l’Alsace-Lorraine dans l’Hexagone, eut l’audace de faire passer à la réalité son rêve de paix.
Enfreignant les régles hiérarchiques, diplomatiques et protocolaires, il prit le risque d’un va-tout pour déclarer sa flamme à l’Europe par la voie d’une réconciliation entre belligérants jugée par d’aucuns improbable.
Son discours le 9 mai 1950 au cœur du Salon de l’horloge du quai d’Orsay qui abritait son bureau de ministre des affaires étrangères s’est inscrit, les murs s’en souviennent, comme la « Déclaration Schuman » prônant le détournement de l’usage des matières premières d’hier dédié à la fabrication des armes en vecteur de reconstruction collective sur fond de réconciliation par 6 pays qui les décennies précédentes s’étaient surtout affrontés.
Rendre vertueuse la production de charbon et d’acier au travers de la reconstruction physique nécessaire après la Libération, mais surtout au travers des cœurs et des esprits : la CECA, Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier allait naître. En fallait-il de l’audace et du rêve fou pour un homme si posé et mesuré, droit comme les études qu’il avait suivies, mais tellement meurtri par l’ambition destructrice des esprits hégémoniques.

La vie humble et sobre d’un homme aux idées révolutionnaires et fougueuses, écloses par un besoin viscéral de paix durable a nourri un projet. Robert Schuman savait de quoi il parlait ; les guerres, il les avait vécues.
Décidé par les dirigeants européens en 1985, c’est un an plus tard que fut célébré pour la première fois l’anniversaire de la Déclaration Schuman en créant la Fête de l’Europe. En ce 9 mai 2026, cela fait ainsi 40 ans que les Européens ont une fête à eux et à leur portée, témoin des liens qui célèbrent, rassemblent et unissent.
Comme nous l’écrivions plus haut, même s’il n’y a pas d’injonction à une célébration de la Déclaration Schuman, de nombreux enseignants sensibilisés et formés à l’importance de l’éducation à la citoyenneté européenne rendent leur enseignement empreint de ce terreau aux valeurs humaines et personnalistes par la rencontre avec celui qui est devenu le Père fondateur de l’Europe. Aux côtés de Jean Monnet, Konrad Adenauer et Alcide de Gaspéri, dont le village de Scy-Chazelles abrite les sculptures, Robert Schuman fait figure de repère pour comprendre l’envergure audacieuse osée pour qu’aujourd’hui, 76 ans après, nous vivions encore en paix.

Des jeunes inspirés

C’est cette rencontre, racontée et commentée, qui a questionné Lenny demandant pourquoi l’ami Robert ne figurait pas sur la frise historique accrochée sur les murs de la classe.

C’est cette rencontre avec l’homme politique lorrain qui a interrogé Gauthier sur la raison pour laquelle le 9 mai n’était pas sur le territoire de l’UE déclaré jour férié.

C’est cette rencontre avec celui qui a consacré sa vie à mettre en œuvre les valeurs humanistes qu’il défendait qui a fait jaillir la pensée de Gabrielle résumant le cours de la vie de Schuman par ces mots : « À la place de ne penser qu’à lui il a pensé aux autres ».

Vaste programme, s’il en est. Le 9 mai en est la source, cela vaut bien un mois printanier et son cortège de symboles de fertilité pour renouveler la promesse engagée, adressée aux femmes et aux hommes aux commandes mais aussi à la jeunesse inspirée. Il n’y a pas d’âge pour s’éveiller aux valeurs essentielles de paix et de solidarité. Ces trois futurs citoyens cités n’ont pas encore l’âge de voter mais du haut de leurs onze années, ils nous prouvent que le futur se conjugue au présent.

Tout cela nous fait dire qu’au pays des 365 fromages, du 9 mai on peut, on doit en faire tout un programme.

Publié par Marie-Laure Croguennec dans CECI dit, Les contributeurs, Marie-Laure Croguennec, 2 commentaires

9 mai : l’Europe, ce n’est pas tout d’en parler, il faut la vivre

Nous connaissons le 9 mai comme étant la « fête de l’Europe ». Journée officielle décidée en 1985 au sommet de Milan et porteuse de symboles, elle devait devenir un moment commun fort, un temps pour tous les citoyens de l’Union européenne. Il s’agit d’un anniversaire. Celui de la déclaration de Robert Schuman (1950) qui célèbre la paix et l’unité en Europe. C’est l’acte de naissance de l’UE. Le hic est que si certains États y attachent de l’importance d’autres ne s’en préoccupent pas ou peu.

Voilà une journée qui est encore, cette année, passée inaperçue aux yeux du public et des citoyens que nous sommes. Et ce n’est pas la fête. Pas de flonflons, pas de feu d’artifice. Pourtant érigée en symbole et inscrite en tant que telle dans les documents officiels au même titre que le passeport, la monnaie, le drapeau ou encore l’hymne. Combien de collectivités ont hissé le pavillon bleu azur et cercle de douze étoiles aux mâts de leurs mairies ? Les médias, eux-mêmes, préfèrent parler de ces maires issus, certes des urnes, mais de partis europhobes que d’annoncer le positif de la construction européenne.

Pourtant, ces mêmes médias, laissent entendre que l’Europe devrait faire plus et mieux. Particulièrement en matière de défense commune. Notamment depuis que le monde a engendré nombre de ruptures. Les Guerres en Ukraine et en Iran, au Liban, distance désormais durable avec les US de Trump, prise de conscience que l’ordre mondial de l’après-guerre est mis à mal par des dirigeants d’États du monde animés par une foi dictatoriale, recherche de souveraineté énergétique, alimentaire, etc.
La rupture est effective également au sein des populations qui ont oublié qu’il y a seulement quatre-vingts ans l’Europe se relevait du joug nazi. C’est donc aussi une rupture des connaissances, historique et philosophique. Ces médias ne savent pas expliquer, pour une bonne compréhension des choses, les complexités des traités en vigueur et, défense oblige, l’impératif de la ratification d’un futur nouveau texte plus ouvert à la citoyenneté commune voire à une dose d’un nécessaire fédéralisme.

Faire plus et mieux. Comment ?

Oui mais voilà comment faire plus et mieux si les citoyens n’ont pas conscience de l’importance de la besogne ? Selon les textes en vigueur l’information européenne revient aux États membres. Combien s’en acquittent ? Qu’en est-il réellement ? Quel budget est mis à disposition pour effectuer ce travail pédagogique auprès des populations ? Combien d’écoles effectuent ce travail éducatif depuis le premier âge ? Parler de citoyenneté commune, de sentiment d’appartenance n’est pas dans les programmes. Et je ne parle pas seulement de la France. Mes amis, dans d’autres pays affirment la même chose. En fait, si depuis 1985 plusieurs manifestations se déroulent ici ou là, on ne peut dire que l’objectif est réellement atteint. Peu de citoyens se reconnaissent en cette journée spécifique. De fait sans les associations dédiées, sans une société civile convaincue il n’y aurait aucune info sur cette journée de l’Europe.

Le président français, le chancelier allemand, le premier ministre polonais souhaitent que l’Union européenne se dote de moyens accrus pour sa propre défense. Mais comment vouloir valider une telle volonté s’il n’y a pas une conscience européenne au sein des populations aux cultures diverses mais détentrice d’une culture commune ignorée car non médiatisée.

Un jour férié commun à tous les citoyens

Le 8 mai n’est pas un jour férié dans tous les pays de l’UE et de moins en moins en France. Depuis de nombreuses années, je milite afin que le 9 mai, Journée de l’Europe, devienne un jour férié et chômé commun à tous les citoyens de l’Union européenne. Voilà un symbole fort d’appartenance à la dimension territoriale. J’avais en 2018 publié un article en ce sens dans le Taurillon. À la fin de la dernière mandature, le Parlement européen s’en était fait l’écho, en avait acté le principe mais la volonté parlementaire ne suffit pas encore face à celle des États membres. Ils l’ont refusée. Seul le Luxembourg a passé le cap en 2019 et en a fait un jour férié.

La Journée de l’Europe doit faire sens pour chacun d’entre nous, que nous soyons de Lettonie, de Tchéquie, d’Italie, du Portugal, du Luxembourg, d’Irlande ou de France, de générations, de formations, de langues diverses. Dans cet esprit, la Journée de l’Europe doit déclencher chez les citoyens de l’Union, que nous sommes tous, ressortissants d’un pays membre, une pensée et une sensation, une espérance en l’avenir. Ce ne peut être seulement un « moment de communication » pour parler d’une Europe vague et lointaine.

Le 9 mai présenté comme fête (presque nationale), le place dans une dimension plus anthropologique, culturelle et sociétale plutôt que technique, économique ou financière. Tant il est vrai que l’UE ne se parachèvera qu‘avec ses citoyens et leur adhésion au projet. Ils doivent inscrire dans leur conscience l’appartenance commune. Célébrer la construction européenne au travers d’un jour commun férié en est un moyen, un outil d’éducation et de socialisation. En un mot la date symbolique doit participer à l’émergence d’un habitus européen commun.

Publié par Emmanuel Morucci dans CECI dit, Emmanuel Morucci, Les contributeurs, 3 commentaires

Ciné-débat autour de « un simple accident »

La projection du film lauréat de la Palme d’Or à Cannes en 2025 « Un simple accident » a donné lieu au cinéma brestois Les Studios à un débat animé par Réza Salami, Iranien d’origine vivant depuis 40 ans à Brest.


L’Iran, actuellement au cœur de l’actualité, sert de cadre à ce film humaniste au travers des valeurs défendues par son réalisateur Jafar Panahi.
Depuis 1979, les religieux ont pris le contrôle du pays et enferment par un embrigadement imprégné de répression et de violence tout espoir de démocratie.
Payant un lourd tribut, le cinéaste a connu les geôles iraniennes et défie le pouvoir liberticide par la dénonciation des crimes et la volonté de vengeance des victimes au travers d’un message d’espoir et de résilience.
Le doute quant à l’authentification du bourreau présumé, la portée de la vengeance et ses effets sur la culpabilité, l’espoir incarné à la fois par la candeur et la spontanéité de l’enfance et le rôle tenace des femmes, autant de clés qui jalonnent l’écriture d’un film mêlant à la fois gravité et tendresse.
Un rendez-vous sur fond de valeurs humanistes porté à l’écran par une écriture sobre et dépourvue d’artifices, rendant le témoignage puissant.
Le débat qui a suivi a révélé une émotion non feinte chez les spectateurs, donnant à voir la force des Iraniens au travers d’une culture empreinte de valeurs de solidarité et de détermination à toute épreuve.
Un moment fort en humanité, soutenu par le Parlement européen ayant placé le film en compétition pour le Prix Lux 2026.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Les contributeurs, 0 commentaire

La défense en Europe : quelle cybersécurité pour les citoyens ?

Après l’énergie et la banque, c’est sur le thème de la Défense que s’est concentré ce deuxième volet du cycle cybersécurité organisé par le CECI.

Une assemblée attentive jeudi 26 novembre 2026 au Campus de Kéraudren-UCO à Brest pour écouter les interventions de Iulia Badea-Guéritée, journaliste et conférencière pour la Commission européenne, spécialiste des questions de cybersécurité et de lutte contre la désinformation et Salam Doumiati, enseignante-chercheuse à l’ISEN-Brest où elle travaille en tant que responsable du DP Cybersécurité.
Après une introduction assurée par Guillaume Chiquet, représentant des jeunes IHEDN, place a été donnée aux exposés des deux intervenantes offrant au public un apport d’informations éclairant les enjeux qui se trament au quotidien dans la vie des citoyens : les attaques ne sont pas qu’une affaire de technologie et concernent toutes les strates de la société, le système reposant sur le lien le plus fragile.
Des effets des fakes news à la guerre identitaire dont le but est de pervertir l’opinion publique, les dangers sont bien réels et s’immiscent auprès des citoyens rendant nécessaires au-delà d’une simple prise de conscience des pratiques réactives et responsables de la part de chacun de nous.

Encore une fois, le CECI apporte une contribution utile et révélatrice, permettant une réflexion approfondie au travers de ces temps d’information débouchant sur des échanges riches et pertinents avec un public combinant une diversité d’âges, de situations professionnelles, ou d’horizons variés.

À retrouver bientôt sur la chaîne YouTube du CECI.

Prochain volet le 6 mai, avec l’accent mis sur les réseaux sociaux.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Les contributeurs, Marie-Laure Croguennec, 0 commentaire

La Défense en Europe, quelle cybersécurité pour les citoyens ?

Jeudi 26 mars 2026 à 18 h 30 au Campus de Keraudren à Brest.
Dans le cadre de ses Journées Européennes 2026, le CECI organise une table ronde sur la cybersécurité modérée par Guillaume Chiquet avec Iulia Badea-Guéritée et Salam Doumiati.

Défense et cyberdéfense, les degrés de l’insécurité en UE.
Iulia Badea-Guéritée parlera de la manière dont on a structuré et déstructuré notre défense en Europe, de la nécessité de s’adapter aux aléas de l’histoire et des transformations des types de guerre : conventionnelle, non conventionnelle et hybride.
Et finir avec certains degrés de cybersecurité : on peut et on assume déjà la lutte contre les ingérences au niveau de l’État, de l’armée, on arrive moins à lutter contre les ingérences au niveau du mental du peuple.
Sans oublier les derniers acquis eu en matière de cybersécurité : l’agence d’Athènes, de Bucarest, Viginum mais aussi les documents existants au niveau théorique.

Salam Doumiati parlera de sensibilisation et comment protéger les citoyens ; cela passe par une protection des systèmes. Elle nous présentera les différents axes de recherche (qui sont aussi applicatifs) pour y arriver.

Entrée libre
Inscription conseillée : contact@cercle-ceci.eu

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