Les contributeurs

Pluie et beau temps : quelle coopération européenne en météorologie ?

Combien de satellites météorologiques au-dessus de nos têtes avec quelles infrastructures pour nous prévoir précipitations et anticyclones ?
À la clé, des prévisions de plus en plus fiables puisque en 10 ans nous avons gagné un jour de prévision.

Derrière tout cela, des programmes de coopération entre États européens intelligemment organisés à l’image du CEPMMT, Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen Terme dont Philippe Bougeault, directeur de 2003 à 2009 a présenté avec force détails le fonctionnement.

Une conférence de qualité présentée à Guipavas le 19 novembre, pour découvrir dans ce domaine comment l’Europe est présente dans la vie des citoyens au quotidien.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Les contributeurs, 0 commentaire

Conférence le 26 novembre au Havre

Voici le thème de l’intervention d’Emmanuel Morucci lors d’un dîner-débat organisé par la Maison de l’Europe de Seine-Maritime le 26 novembre 2025.

Place des religions dans le projet européen et dans les traités.

La prise en compte des religions dans la construction européenne et la place des phénomènes religieux dans l’Union européenne est une réalité méconnue voire occultée.
Si les traités fondateurs n’évoquent pas directement la religion, le fait religieux n’a jamais été absent du projet européen. Au fil du temps, les institutions de l’Union européenne ont progressivement reconnu la contribution des traditions religieuses au bien commun et ont cherché à organiser un dialogue entre foi, raison et politique.

Une reconnaissance progressive du fait religieux dans les traités européens :

  1. Le tournant d’Amsterdam (1997) : la première mention explicite
  2. La Charte des droits fondamentaux (2000) : la liberté religieuse garantie
  3. Le Traité de Lisbonne (2007) : institutionnalisation du dialogue avec les religions

Ce dialogue, animé par la Commission européenne, vise à intégrer la dimension éthique et spirituelle dans les politiques de l’Union, notamment sur les questions bioéthiques, sociales ou environnementales.
Ainsi, les religions deviennent des partenaires de la réflexion européenne, non comme autorités spirituelles, mais comme acteurs du débat démocratique.

Comment cela se traduit-il ? quels sont les acteurs religieux partenaires des institutions européennes ?

Publié par Cercle CECI dans Annonces, Cercle CECI, Les contributeurs, 0 commentaire

Cybersécurité : un bouclier contre les dangers

C’était un événement annoncé depuis plusieurs semaines et fortement attendu…
Forte affluence jeudi soir 6 novembre 2025 au Campus de Kéraudren-UCO à Brest pour as-
sister à la Table ronde organisée par le CECI sur le thème de la cybersécurité.

Anne Houtman, ancienne cheffe de la représentation en France de la Commission euro-
péenne, spécialiste des questions énergétiques, et Grégory Karwa, expert en cybersécurité
au groupe Crédit Mutuel Arkéa, étaient les invités du CECI pour un débat mené avec brio par
Jean Peeters, professeur à l’Université de Bretagne Sud.

Des citoyens éclairés sont avant tout des citoyens informés : l’expertise des intervenants et
leur complémentarité ont nourri un débat informatif de qualité, à la fois fouillé et pédagogique,
mettant en lumière les défis et les stratégies de protection du citoyen qui loin d’être specta-
teur constitue un maillon important et déterminant de la chaîne de sécurité.

Parce que personne ne peut se protéger seul, la cybersécurité est présente à de multiples ni-
veaux et domaines, pour agir mais surtout prévenir. L’Europe, par la mise en réseaux de res-
sources et de coopérations, joue aussi un rôle essentiel notamment au travers de l’agence
européenne de cybersécurité depuis 2004.

L’échange passionnant entre les intervenants s’est prolongé avec de nombreuses questions
émanant du public diversifié dont une grande part était composée d’étudiants de l’UCO en fi-
lière Science Po.

Rendez-vous dans quelques semaines pour un second volet, cette fois avec un éclairage sur
le domaine de la Défense.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Les contributeurs, 0 commentaire

Entre espoirs et déboires : le Pacte Vert européen

Pacte Vert, acte 1 : une forte ambition

Le contexte de l’année 2019 fut déterminant : pression des marches pour le climat et de 2 Initiatives Citoyennes Européennes (ICE) exigeant une législation décourageant l’usage d’énergies fossiles et encourageant les énergies renouvelables ; demande de 8 États-membres (EM), dont la France, de consacrer 25% (au lieu de 20%) du budget européen à l’action climatique ; vote d’un état d’urgence climatique par un Parlement européen à forte composante écologiste.
La Commission européenne se devait donc d’être ambitieuse. Son Pacte Vert, publié en décembre 2019, propose une Stratégie de croissance verte, faisant de l’UE le premier continent à zéro-émissions nettes de GES en 2050, avec un objectif intermédiaire de 55% d’émissions nettes pour 2030. Il touche un large spectre d’activités, se déclinant en 8 domaines : marché carbone, énergie propre, transports durables, zéro pollution, économie circulaire, rénovation énergétique des bâtiments, stratégie agricole et alimentaire, stratégie biodiversité.
Un arsenal législatif et budgétaire massif se met en place avec 7 mesures-phares :

  1. Amélioration du marché carbone : Le Système d’échange de quotas d’émissions entre les entreprises industrielles (SEQE) se voit ouvert à de nouveaux secteurs : bâtiment, transports maritime et routier, carburants. On l’aligne avec la politique commerciale à travers un Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) qui assurera une concurrence loyale aux entreprises européennes : les exportateurs vers l’UE paieront un certificat d’émissions rendant leur prix similaire à celui du même produit conçu à l’intérieur du marché unique. S’il vient à bout de difficultés diplomatiques (mesures de rétorsion) et techniques (les entreprises doivent fournir l’intensité carbone de leurs produits), le MACF, entre 2023 et 2030, rapportera 10 milliards (Mds) d’€ par an au budget européen.
  2. Mobilité durable : des normes plus strictes d’émissions de CO2 pour les poids lourds et les bus ainsi que pour l’incorporation de carburants alternatifs dans les secteurs maritime et aérien sont établies. Surtout, on interdira  la vente des véhicules thermiques neufs à partir de 2035.
  3. Stratégie agricole et alimentaire, dite « De la ferme à la table » fixant des objectifs 2030 très ambitieux : ‑50% d’usage des pesticides, ‑20% d’usage des fertilisants azotés, 25% de la surface agricole en bio (10,5% actuellement) et proposition-cadre sur la transition alimentaire.
  4. « Vague de Rénovations » : elle propose de rénover d’ici 2030, 35 millions de bâtiments inefficaces au plan énergétique. L’action contribuera à la création d’emplois, à la santé et à la lutte contre la précarité énergétique.
  5. Stratégie de finance durable : elle vise à réorienter les capitaux vers des investissements « verts ». Elle définit une taxonomie qui établit les critères qu’une activité économique doit remplir pour être considérée comme durable et recevoir des financements. Et elle impose un devoir de vigilance et de responsabilité aux entreprises : la directive Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), en particulier, exige la publication d’informations sur l’impact environnemental et social de leurs activités.
  6. Deux instruments accompagnent les entreprises et les ménages dans une logique de justice territoriale et sociale : un Fonds de transition juste (17,5 Mds d’€ pour 2021–2027) atténue les répercussions négatives sur l’emploi de la décarbonation de l’économie locale (réhabilitation de sites industriels, reconversion des salariés) en ciblant les secteurs industriels les plus émetteurs, avec, en France, 6 régions concernées ; un Fonds social pour le climat (87 Mds d’€) accompagne les ménages les plus vulnérables via le financement de dispositifs d’aide tels que le bonus écologique à l’achat d’un véhicule électrique ou le chèque énergie.
  7. Renforcement des financements à 3 niveaux :
    1. 30% du budget 2021–2027 de l’UE (soit 320 Mds) sont consacrés au climat ;
    2. 37% du budget du Plan de relance économique « NextGenerationEU » (soit 280 Mds), faisant suite à la crise sanitaire, sont consacrés à la transition écologique ;
    3. avec la transformation, en 2020, de la Banque européenne d’investissements (BEI) en Banque pour le climat, ses prêts dédiés aux gros projets d’équipements de transition verte passent de 18 Mds en 2019 à 30 Mds en 2020. Et elle double le financement de l’adaptation au changement climatique pour le porter à 30 Mds en 2030.

Pacte Vert, acte 2 : un détricotage

La guerre en Ukraine éclate en février 2022, entraînant une crise de souveraineté énergétique et une interrogation sur les capacités de défense qui deviendront vite les priorités de l’UE.
En mai 2023, la France, vite rejointe par 8 ÉM, appelle là « une pause règlementaire » quant aux normes environnementales. Le patronat impute la baisse de compétitivité de l’UE (analysée par le rapport Draghi) au fait que le Pacte est allé trop loin, soulignant que les investissements européens se détournent vers les pays disposant de normes environnementales moins contraignantes.
Avec le retour au pouvoir de Donald Trump, la charge redouble et les appels à déréguler se font plus pressants.

Ainsi, alors qu’une petite moitié des textes prévus ont été adoptés, la Commission cède à la pression et enclenche la marche en arrière sur l’environnement et le climat. La plupart des textes-clés sont reportés, rejetés ou vidés de leur substance. C’est l’objet d’un train de simplification, appelé « Omnibus », enclenché par l’UE début 2025 et composé de 6 paquets législatifs successifs, dont les principaux concernent : l’abandon des objectifs de réduction de l’usage des pesticides et de développement de l’agriculture biologique ; des mesures de flexibilité et un report de la décision concernant l’interdiction de vente des véhicules thermiques à partir de fin 2035 ; une  édulcoration et un report de 2 ans de la directive sur le devoir d’information des entreprises (CSRD).

Plus regrettable encore est l’affaiblissement du leadership européen en matière de diplomatie climatique. Alors qu’en 2015, les ÉM faisaient front uni pour l’Accord de Paris sur le climat, leur profond clivage les a empêchés de présenter un objectif intermédiaire (2040) commun de décarbonation lors de la COP 30 qui s’annonce au Brésil. Bon nombre d’entre eux se sont opposés à la proposition de la Commission, consistant à réduire les émissions des GES de 90% d’ici 2040. Et la France en faisait malheureusement partie.

Pacte Vert, acte 3 : la voie du salut ?

L’heure est aujourd’hui à un triptyque « climat-compétitivité-autonomie économique », que symbolise le Pacte pour une industrie propre, proposé par le commissaire français Stéphane Séjourné en février 2025. Il constituera le nouveau volet industriel de décarbonation du Pacte Vert et mobilisera 100 Mds d’€. Il libérera l’investissement en faveur de l’innovation, rendra l’UE plus autonome en produits stratégiques et accentuera les plans de reconversion des secteurs et territoires les plus vulnérables.

Pour réussir cette nouvelle phase du Pacte Vert, l’UE devra affronter des vents contraires : contexte international avec l’offensive chinoise sur les technologies vertes et la guerre commerciale imposée par les États-Unis ; profondes divisions entre ÉM ; forces politiques national-populistes et d’extrême-droite anti-Pacte, au sein du Parlement européen ; coût de conversion trop élevé dans les TPE et les PME, très nombreuses dans l’UE ; obstination des ÉM « fourmis » à limiter le budget du cadre financier 2028–2034 dont les négociations commencent ; et surtout, réticences des citoyens européens à s’approprier un processus dont les objectifs sont partagés mais dont la trajectoire est souvent rejetée car trop contraire aux modes de vie et considérée comme injuste (malgré les efforts du Pacte dans ce domaine). Il y a là une pédagogie à effectuer dans les ÉM, en particulier sur le lien entre climat, économie et santé.

C’est l’une des facettes du fameux sursaut européen dont nous avons tant besoin.

Publié par Patrick Salez dans CECI dit, Les contributeurs, Patrick Salez, 2 commentaires

Le CECI aux Erasmus days du Lycée La Croix Rouge La Salle à Brest

Dans le cadre de la semaine « Erasmus Days » et de leur premier thème d’année consacré à la démocratie, les élèves de Première ayant la spécialité HGGSP avec Mme Thomas se sont vu proposer des activités en lien avec l’Europe.

Ils ont reçu le 17 octobre Emmanuel Morucci, professeur, conférencier membre de la Team Europe et président du Cercle Europe Citoyennetés et Identités (CECI).

M. Morucci est revenu avec eux sur les origines de la construction européenne, sur le fonctionnement de ses institutions ainsi que sur les grands défis à venir. Cette intervention a ensuite été suivie de plusieurs questions de la part des élèves.

Cette interventions aura contribué à leur faire comprendre les valeurs constitutives de l’Union européenne.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Les contributeurs, 0 commentaire

Les Erasmus days à Cléder et Saint-Pol-de-Léon

Les collèges Sainte-Ursule (SU) et Notre-Dame d’Espérance (NDE) de l’Ensemble scolaire du Kreisker ont organisé une conférence captivante jeudi 16 octobre, entièrement dédiée à la citoyenneté européenne et au sentiment d’appartenance. Les 3es ont eu le privilège d’assister à cet échange enrichissant pendant 50 minutes.

L’intervenant de marque était Monsieur Emmanuel Morucci, président du Cercle Europe Citoyennetés et Identités (CECI), conférencier pour la Commission Européenne et membre du réseau Team Europe France.

L’objectif principal de sa présentation était de sensibiliser les jeunes à leur rôle en tant que citoyens européens, en insistant sur l’importance d’une identité et d’une cohésion au-delà des frontières nationales.

Cette conférence intervient à un moment clé pour les 3es de NDE qui se préparent à une immersion européenne concrète et passionnante : ils partiront aux Pays-Bas, à Tilburg, dans le cadre de leur programme Erasmus, juste avant les vacances de février.

Cet échange culturel et éducatif promet d’être un point culminant de leur scolarité et prolongera les thèmes abordés lors de la conférence, en leur permettant de vivre pleinement le sentiment d’appartenance à l’Union européenne. L’événement a été une belle réussite et une excellente préparation à leur futur voyage.

Un grand merci à Monsieur MORUCCI pour son intervention auprès de nos 3es.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Les contributeurs, 0 commentaire

Quand les identités révèlent une riche palette culturelle

« Identités, de la Bretagne à l’Europe »,
c’était le thème de la conférence donnée par Jean-Michel Le Boulanger, ancien enseignant-chercheur à l’Université de Bretagne-sud et 1er vice-président de la Région Bretagne, ce 9 octobre à Quimper.

Pleine réussite pour ce premier événement organisé dans le Sud-Finistère par le CECI, dans la Maison du Département.

Sentiment d’appartenance et terroir, altérité et complexité, langues et récit national, symboles et identités plurielles… autant d’ingrédients qui ont composé le propos du président des Étonnants voyageurs et que le public mobilisé a pu prolonger au cours d’un riche échange culturel.
Un regard aiguisé sur l’articulation des composantes qui nous construisent.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Les contributeurs, 0 commentaire

Réunion de travail le 8 octobre

Réunion de travail en ce 8 octobre pour l’équipe du CECI mobilisée pour constituer les 20 groupes à partir des quelques 460 inscriptions reçues.

Dans quelques jours, les écoles recevront la liste des écoles partenaires de leur groupe.
Un projet qui s’étend de plus en plus au fil des années…

Publié par Cercle CECI dans Cercle CECI, EuropeanChristmasTree, Les contributeurs, 0 commentaire

De petits pas en petits pas…

On ne l’a pas remarqué, ou si peu, dans le flux des informations liées notamment aux événements en Ukraine et à ce qui s’y rattache, mais une nouvelle est venue, trop discrètement, prouver que pendant les grandes manœuvres du premier plan, dans les coulisses la gestation de l’Europe se poursuit et se renforce. En effet, la Bulgarie vient d’annoncer qu’elle adoptait officiellement l’euro comme sa devise nationale, au détriment du lev (« le lion »), qui avait cours depuis 1881.

En soi cette décision n’est pas simplement anecdotique : certes, l’arrivée de ce 21e pays dans la famille de l’euro, trois ans après la Croatie, ne bouleversera pas les rapports de force mondiaux ; néanmoins, cette adhésion enthousiaste d’un pays de 6,5 millions d’habitants, pratiquement la taille des Hauts de France, mais qui est aussi le plus pauvre de la famille communautaire, illustre bien les avantages offerts par l’adhésion à un groupe monétaire solide et à une devise de plus en plus appréciée sur les marchés mondiaux, où elle tient la seconde place derrière le dollar, qui depuis des lustres n’est plus convertible en or et qui est de plus en plus contesté à mesure des coups d’éclat de l’actuel occupant de la Maison Blanche.

L’adhésion à la monnaie européenne suppose des réformes en profondeur et un assainissement de l’économie du pays candidat : ce fut pour Sofia comme jadis pour Athènes un véritable chemin de croix, le pays passant pour être le plus pauvre toutes proportions gardées dans la famille bruxelloise. Mais l’effort soutenu des dirigeants, le zèle des administrations spécialisées et l’enthousiasme des entreprises et de l’opinion publique devant semblable opportunité sont un événement pour les citoyens et les décideurs, publics autant qu’entrepreneuriaux, de ce pays discret et qui, comme ses comparses de l’ancien Comecon, cherche toutes les opportunités pour se détacher un peu plus encore de l’influence russe, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’a pas laissé que de bons souvenirs !

La devise européenne grignote ainsi, année après année, des adeptes nouveaux et des arguments supplémentaires pour mieux asseoir son rayonnement. Y adhérer suppose une économie en bon état de marche, des finances publiques saines et clairement gérées, une réelle transparence dans les transactions et plus encore dans les réglementations. Il ne suffit pas d’être candidat pour être accepté, mais, comme toujours en matière d’institutions européennes, l’adhésion est le fruit d’une rencontre et le point de départ d’un renouveau, d’une pratique plus encadrée mais pas pour autant enserrée dans des réglementations corsetant le dynamisme. Il est même possible d’adopter l’euro sans être pays membre de l’Union, comme le montre le Kosovo, au statut encore balbutiant et qui, précédemment, utilisait le mark allemand. Aujourd’hui, il utilise la devise de l’Union sans être, pour le moment du moins, membre du système ni pays adhérent.

Il reste certes encore des pas à franchir pour rassembler la totalité des Vingt sept pays membres, et éventuellement d’autres candidats apparentés : ce sera délicat au Danemark et en Suède où des référendums ont conduit à rejeter cette éventualité il y a maintenant une quinzaine d’années, mais entretemps les données ont changé et la crédibilité évidente de la devise nouvelle est de nature à récuser bien des réticences. Et il reste quelques « gros » candidats potentiels au premier rang desquels la Pologne, dont on sait que l’équilibre politique reste aléatoire entre pro-européens et eurosceptiques regroupés autour du PIS et du Président de la République nouvellement élu. Le temps et le réalisme finiront bien par convaincre plus sûrement que les grands débats. L’euro n’est pas une carte de visite, il est une carte d’identité. Et de ce point de vue, les réticences s’estompent avec l’usage. Et puis, comme le dit si bien l’adage populaire, Rome, ville sainte des Traités, n’a pas été construite en un jour…

Publié par Philippe Tabary dans CECI dit, Les contributeurs, Philippe Tabary, 2 commentaires

100 Tage Merz

100 Tage Merz = 100 Tage „Du hast keine Chance, aber nutze sie!“
Am 15. März – knapp 2 Monate vor der Wahl zum Kanzler – hatte ich geschrieben, dass Friedrich Merz nun vor dem „gordischen Knoten“ der deutschen und europäischen Politik stünde1. Die ersten 100 Tage seiner Kanzlerschaft haben gezeigt, dass diese Einschätzung stimmte ; aber schlimmer noch : seine ersten Bemühungen den Knoten zu lösen, haben keine Auflösung, sondern nur noch mehr Verwirrung geschaffen. Trotzdem bleibt es dabei, dass wir ihm und seinem Team viel Erfolg wünschen müssen, denn sonst droht Schlimmeres !

Dabei hatten Friedrich Merz und sein Team im Wahlkampf gerade die ersten 100 Tage mächtig mit Bedeutung aufgeladen und lauthals versprochen, dass bis zur Sommerpause sowohl in der Migrationspolitik als auch in der Wirtschaft schon die ersten Verbesserungen zu spüren seien.

Nun hat die Koalition und insbesondere Alexander Dobrindt, der neue Innenminister von der CSU, in der Migrationspolitik deutliche schärfere Grenzkontrollen umgesetzt, die immerhin von Mai bis August insgesamt zu 9254 Zurückweisungen geführt haben, darunter auch 493 Menschen, die einen Asylantrag stellen wollten ; allerdings sind diese Zurückweisungen juristisch zweifelhaft und belasten zumindest das deutsch-polnische Verhältnis erheblich, was angesichts der starken innerpolnischen Spannungen nicht unbedingt zum Vorteil Deutschlands und Europas ist.2

Da Alexander Dobrindt sich in seiner früheren Tätigkeit als Bundesverkehrsminister (2013 – 2017) schon mal durch eklatante Fehleinschätzungen des europäischen Rechts hervorgetan hat3, werden seine Beteuerungen, dass die Maßnahmen europarechtskonform seien, nicht sehr ernst genommen. Da der deutlich erhöhte Personalaufwand bei den deutschen Behörden (Grenzschutz, Polizei, …) seit Mai bereits zu zusätzlichen Kosten in Höhe von mehr als 80 Millionen € geführt hat, darf man sich fragen, was alles möglich wäre, wenn man so viel Geld in Integrationsmaßnahmen (Sprach- und Integrationskurse, Berufsanerkennung, …) stecken würde.
Denn 3 Punkte sind klar :

  1. Deutschland braucht mehr und nicht weniger Zuwanderung,
  2. Die Migranten, die wir haben wollen, kommen nicht ; die, die kommen, wollen wir nicht4
  3. Die Prognose, dass eine schärfere Grenzpolitik die Zustimmungswerte für die AfD verringern würde, bestätigt sich nicht ; nach aktuellen Zahlen (Anfang August) sinken die Werte für die CDU/CSU5 und die Werte für die AfD steigen, was den innerparteilichen Druck auf Merz erhöht.

Ein weiteres Problem ist, dass Friedrich Merz kein „Klempner der Macht“ ist und sein will, aber auch noch niemanden gefunden hat, der für ihn diese Arbeit im Hintergrund sauber und ordentlich erledigt. Jens Spahn, der – in der deutschen Parlamentsdemokratie – als Vorsitzender der CDU/CSU-Fraktion im Bundestag, für Friedrich Merz die Mehrheiten organisieren müsste, hat das in 2 entscheidenden Momenten nicht geschafft : bei der Kanzlerwahl, die erst im 2. Wahlgang geklappt hat und bei der Wahl von Richter:innen für das Bundesverfassungsgericht, die kurzfristig abgesagt werden musste, obwohl Merz und Spahn den Vorschlägen der SPD schon öffentlich zugestimmt hatten. Ob Jens Spahn, der selber davon träumt, Kanzler zu werden, tatsächlich willens und in der Lage ist, die dienende Funktion eines Fraktionsvorsitzenden auszufüllen, ist unklar, was seine Autorität schwächt. Zudem hat er noch jede Menge mit „Altlasten“ aus seiner Zeit als Gesundheitsminister zu tun als er in fragwürdiger Art und Weise Unmengen von Masken zu einem sehr hohen Preis bestellt hat, was heute noch den Bundesetat belastet ; auch das stärkt nicht seine Position im Bundestag.

Da die aktuelle SPD-Fraktion im Bundestag „linker“ und die CDU/CSU-Fraktion „rechter“ als zu Zeiten von Angela Merkel ist, ist es prinzipiell schon schwieriger tragfähige Kompromisse zu finden. Zudem bilden beide zusammen keine „große Koalition“ mehr, da die SPD nicht zweit- sondern nach der AfD nur drittstärkste Fraktion im Bundestag ist. Logischerweise versucht die AfD durch Einbringen von „verlockenden“ Anträgen den Graben zwischen den Linken in der SPD und den Rechten in der CDU/CSU zu vergrößern, in der Hoffnung, dass dann einige CDU/CSU’ler aus Frust über die schmerzhaften Kompromisse mit der SPD lieber mit der AfD stimmen. Die in Deutschland gerne als „Kulturkampf“6 bezeichneten Themen : Genderfragen, Abtreibungsregelungen, Identitätspolitik, … eigen sich dafür besonders, weil sie sich schnell emotional aufladen lassen und dann zur Frontenbildung führen. Und es gibt nur eine kleine Hoffnung, dass die Grünen, die FDP oder das BSW das „Vakuum“, das in der „politischen Mitte“ entstanden ist, besetzen und so den Graben mit demokratischen Alternativen schließen könnten.

Angesichts des „neuen Strukturwandels der Öffentlichkeit“7 aufgrund des Aufkommens der sog. sozialen Medien und darüber gesteuerten Kampagnen mit Fake-News per E‑Mail-Welle, Mobbing-Attacken, koordinierten Anrufen bei Abgeordneten bis hin zu Morddrohungen gegen unliebsame Personen, wird es immer schwieriger in der Öffentlichkeit, sachorientierte, kompromissoffene Thesen zu vertreten und dafür zu werben. Die aktuelle Diskussion um den Vorschlag der SPD für eine Richterin beim Bundesverfassungsgericht zeigt das ebenso wie so manche Kampagne im Kleinen.8 Die Tatsache, dass diese Kampagnen zum Teil über entsprechende Internetplattformen europaweit organisiert werden, macht das Problem nicht kleiner, sondern schwieriger zu lösen, weil es noch keine europäische Zivilgesellschaft gibt, die darauf angemessen antworten könnte. Und es ist nur ein kleiner Trost, dass so auch Strukturen für eine europäische Öffentlichkeit entwickelt werden.

Diese neustrukturierte Öffentlichkeit wird auch das Regieren im „Herbst der Entscheidungen“ schwieriger bis unmöglich machen. Im 2. Halbjahr stehen nämlich wichtige Entscheidungen zur Reform der Sozialversicherungen (Rente, Gesundheit, Pflege) an, die schmerzhafte Kompromisse erfordern werden. Die Debatten dazu lassen sich leicht „aufheizen“, so dass sachliche und zukunftsorientierte Lösungen schwer zu finden sein werden. Und Friedrich Merz, der sich gerne als „Macher“ inszeniert, ist – wie gesagt – noch nicht durch sensibles und geschicktes Auftreten in der Öffentlichkeit aufgefallen.

Hinzu kommt, dass der versprochene Aufschwung noch nicht in Sicht ist, obwohl die Koalition ein konservatives bis neoliberales Sanierungskonzept (Senkung der Unternehmenssteuern, Kürzung der Sozialleistungen) angekündigt und teilweise schon umgesetzt hat. Allerdings fressen die von Trump durchgesetzten Zölle und – fast unbeachtet – seine Beeinflussungen des Kurses des US-Dollar die den Unternehmen gewährten Steuervorteile wieder auf, so dass vorerst der Aufschwung und damit eine Entspannung im Bundeshaushalt und in den Sozialkassen ausbleibt. Die Alternative, die noch vorhandenen Handelsschranken in der EU, die bis zu 40% ausmachen sollen, abzubauen, hört sich gut an, wäre aber mit Konflikten mit Vertretern diverser deutscher Branchen verbunden.

Die Kosten des Ukrainekrieges und die bevorstehenden Verhandlungen über den nächsten EU-Haushalt sind weitere Risikofaktoren für Friedrich Merz und seine Koalition. Denn in Brüssel wird der Ruf nach gemeinschaftlich finanzierten Schulden für die Verteidigung und den klimagerechten Umbau der EU-Wirtschaft immer lauter und löst in und zwischen den Koalitionsparteien heftige Debatten aus. Und auch diese Debatte lässt sich mit dem Stichwort vom „Zahlmeister Europas“ leicht polarisieren und skandalisieren.

Der Israel/Palästina Konflikt und die katastrophale Lage in Gaza erfordert von Deutschland und Friedrich Merz schwere Entscheidungen und angesichts der deutschen Geschichte einerseits und der katastrophalen Lage andererseits schmerzhafte Korrekturen der bisherigen deutschen Israelpolitik, was vor allem bei CDU-Vertretern Widerspruch produziert, während manche in der SPD noch weitergehende Korrekturen fordern.

Kurz und gut : In Anlehnung an die alte Fußballerweisheit „Das nächste Spiel ist immer das Schwerste!“ könnte man sagen : „Die nächsten 100 Tage sind die schwersten!“,

1 Lesen Sie diesen Artikle

2 Es gibt sogar einige politische Kommentatoren, die so weit gehen zu behaupten, dass die deutschen Zurückweisungen an der polnischen Grenze, den Ministerpräsidenten Tusk und seinen Präsidentschaftskandidaten entscheidende Zehntelprozentpunkte gekostet und so zum Sieg des PiS-Kandidaten geführt haben.

3 Dobrindt hatte das Vorhaben einer sog. „Ausländermaut“ auf den Weg gebracht und immer wieder behauptet, dass es nicht gegen europäisches Recht verstoße, nur die ausländischen Autofahrer diese Maut zahlen zu lassen und den deutschen Autofahrern die Kosten durch Vergünstigungen bei der KfZ-Steuer zu erstatten; dies brachte der CSU ein sehr gutes Ergebnis bei der Bundestagswahl 2013 und den Bundesbürgern hohe Kosten für die Entschädigung der von Dobrindts Nachfolger aus der CSU - bereits beauftragten Unternehmen

4 Es wäre wichtig zu klären, ob und wie a) und b) miteinander zusammen hängen

5 Die Werte für die CDU/CSU sinken seit Anfang des Jahres und seitdem Friedrich Merz zugelassen hat, dass die AfD-Stimmen für ein Vorhaben seiner Partei ausschlaggebend werden konnten; waren CDU/CSU bis dahin bei Werten um die 30% haben sie bei der Bundestagswahl nur 28% erreicht und liegen jetzt bei 26%, die AfD hingegen bei 24,5%; bei einigen Umfrage-Instituten liegt die AfD sogar knapp vor CDU/CSU

6 „Kulturkampf“ ist ursprünglich ein Begriff aus der Gründungsphase des deutschen Kaiserreiches (1870’er Jahre) als Bismarck die SPD und die Katholiken als „Reichsfeinde“ bezeichnete, weil die einen die Demokratie forderten und die anderen – nach Annahme des im deutschen Katholizismus heftig umstrittenen Unfehlbarkeitsdogmas des 1. Vatikanischen Konzils – „ultramontan“ (d.h. von jenseits der Berge = Rom) gesteuert würden. Beide Vorwürfe führten zu einer Spaltung der Gesellschaft und zur Ausbildung eines sozialistischen bzw. „katholischen Milieus“ mit eigenen Sozialstrukturen (Schulen, Vereine, Parteien, Gewerkschaften, …)

7 Jürgen Habermas: Ein neuer Strukturwandel der Öffentlichkeit und die deliberative Politik. – Frankfurt/Main 2022

8 z.B. gegen die demokratisch gewählte Präsidentin der Scouts et Guides France: https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/08/06/scouts-et-guides-de-france-la-presidente-marine-rosset-annonce-sa-demission_6627119_3224.html (14.8.2025)
Publié par Alfons Scholten dans Alfons Scholten, CECI dit, Les contributeurs, 0 commentaire