Les contributeurs

Le CECI en conférences, de Strasbourg à Toulouse

Emmanuel Morucci, président du CECI, intervient la semaine prochaine

à Strasbourg le 9 novembre à l’invitation de la Fédération Française du Droit Humain à l’Hôtel de Région sur le thème : « L’Europe une nouvelle puissance mondiale ? »

Puis près de Toulouse à Saint Alban le 12 novembre à l’invitation du Comité de Jumelage pour sa 32e session sur le thème : « Guerre en Ukraine Quelles conséquences pour l’UE ? »

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L’Europe, dans les yeux de Karen

De Besançon ou de Berlin, de Cherbourg ou de Friburg, de Bretagne ou de Nuremberg, ils sont une petite douzaine d’étudiants français ou allemands à préparer un « Master d’Études franco-allemandes Coopération et Communication transfrontalière » à l’Université de Metz, dans le cadre d’un partenariat entre les universités de Lorraine, de la Sarre et du Luxembourg.
Rencontre avec Karen, 21 ans, qui après une double licence Droit-LEA (Droit carrières internationales) à l’Université de Bretagne Occidentale a quitté Brest pour la Lorraine.

Pourquoi ce choix ? Pour quelles perspectives ?
Après avoir eu l’occasion d’effectuer plusieurs séjours et échanges en Allemagne (scolaire et Brigitte Sauzay), je me suis découvert de fortes affinités avec ce pays, sa langue et sa culture. Aussi, je pense que favoriser les relations franco-allemandes pourrait me plaire. De plus, j’ai toujours été intéressée par l’Union européenne, sa construction historique… Pendant ma Licence, j’ai suivi des cours de Droit de l’Union européenne et du marché intérieur européen qui m’ont beaucoup plu.
À l’avenir, je pense que je pourrais travailler à l’organisation d’échanges de jeunes comme celui auquel j’ai pris part quand j’avais 15 ans, ou bien peut‑être plus directement lié à l’Europe.

Selon vous, pourquoi est-ce important de se diriger vers des études européennes ?
Tout d’abord pour comprendre ce que fait l’UE, par ses institutions et ses politiques, pour comprendre nos droits en tant que citoyens européens et quel rôle nous pouvons jouer (en votant aux européennes, par exemple). Ensuite, pour faire perdurer et améliorer l’Union européenne.

En tant que Française, quelles différences et points communs rencontrez-vous chez les autres étudiants ?
Avec les étudiants allemands ? Je ne sais pas vraiment quoi dire, nous avons tous un parcours très différent (Allemands comme Français). Je dirais que nous avons tous une assez grande ouverture d’esprit et un amour pour la France/l’Allemagne. Dans les méthodes de travail cela semble également assez similaire. Je ne vois pas de vraie différence Français/Allemands, juste des différences liées aux personnalités.

Quelle est, de votre point de vue, la différence entre être citoyenne française et citoyenne européenne ?
Pour moi, être citoyenne française c’est concret, je dirais sans hésiter que cela me définit, j’ai presque le sentiment qu’elle est innée. La citoyenneté européenne, bien que je me définisse aussi comme citoyenne européenne, est plus discrète, acquise plutôt qu’innée. Je pense que cela est lié à l’absence de langue européenne.
Cet été, j’ai passé quelques jours en auberge de jeunesse en Bavière et ai eu l’occasion de rencontrer des jeunes européens et non européens (Irlande, Belgique, Royaume-Uni, Canada, Costa Rica, USA) et j’ai ressenti que les Européens se rapprochaient un peu plus vite, ce qui m’a étonnée car généralement on ressent assez peu le sentiment d’appartenance à l’Europe.

Selon vous, quels principes ou valeurs doivent alimenter le projet européen ?
C’est déjà le cas mais à approfondir : paix, démocratie, justice, égalité, droits de l’Homme.

Quelles personnalités ont marqué ou marquent aujourd’hui la construction européenne ?
Robert Schuman, Jean Monnet pour la création de la communauté européenne, Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt pour la continuation (mais surtout l’amitié franco- allemande). Mais peu de noms me viennent en tête.
Autrement, bien sûr David Cameron, Theresa May et Boris Johnson pour le Brexit, bien que cela n’entre pas forcément dans la « construction » européenne.

De quand date votre propre ouverture ou sensibilisation à l’Europe ?
2011, en classe de CM2, grâce à une institutrice très impliquée qui a su rendre le projet européen attractif en faisant participer notre classe à un concours de BD de l’AEDE* « l’Europe se bouge, bouge-toi avec l’Europe ».

Avez-vous des suggestions ou des pistes à conseiller pour que cet éveil ait lieu chez les citoyens ?
Pour les enfants il faudrait en parler tôt, dans toutes les écoles primaires. Je sais que mon institutrice de CM2 a mis en place des échanges de décorations de Noël confectionnées par les enfants avec des écoles d’Europe pour créer un sapin européen. Je pense que c’est un bon moyen de créer un sentiment européen.
Pour les adultes, je pense que rendre le système institutionnel plus clair serait très bénéfique. Tout le monde devrait avoir une idée du rôle des institutions européennes (au même niveau que les nationales).

Comment voyez-vous aujourd’hui l’avenir de l’Europe ?
Je pense que la guerre en Ukraine et la menace russe vont renforcer l’unité de l’Europe, donc qu’aucun État membre ne voudra quitter l’UE dans un futur proche.
J’ai le sentiment que les États membres travailleront davantage à un approfondissement qu’à un élargissement de l’Union.

Avez-vous un message particulier à exprimer ?
Merci à toutes celles et ceux qui œuvrent pour l’Europe !

*AEDE : Association Européenne De l’Education

Propos recueillis par Marie-Laure Croguennec
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Plus que jamais, l’Europe

Où que se porte le regard, c’est l’Europe qui interpelle, ici par sa présence, trop discrète assurément, et en tout cas trop largement méconnue. C’est parfois par son absence alors qu’elle, et parfois elle seule, aurait pu apporter une réponse adaptée aux circonstances, si seulement les Traités lui en avaient donné la compétence.
Un parfait exemple de cet ordre nous a été fourni par la pandémie du Covid et les réponses éparses, et parfois contradictoires, des services de santé, d’une région à l’autre et a fortiori d’un pays à l’autre. Ici encore l’absence d’une compétence commune, et d’une gestion commune, s’est fait sentir et ressentir, avec des mesures non cohérentes dans le temps, leur portée, leur contrôle, leur calendrier. Sans parler des commandes isolées qui firent le bonheur des fournisseurs, ravis d’avoir tant de clients crédules et pressés à la fois, sans qu’une autorité commune ne négocie les conditions, et d’abord les qualités et les prix, des équipements à fournir.
L’Europe, il est vrai, n’a ‑ou plutôt n’avait- pas compétence directe en matière de santé. Sans doute a‑t-on à cet égard oublié le triste exemple des vaches folles il y a 20 ans, et les leçons qu’alors on en avait tirées.

Un autre exemple de ce besoin d’Europe nous est quotidiennement fourni par l’introduction de la monnaie unique, et son comportement sur les marchés, son acceptation par tous les grands trésoriers de la planète, sa consécration parmi les grandes devises mondiales. Oubliées les réticences qui avaient précédé et retardé l’introduction de cette monnaie, après un essai malencontreux avec l’écu, dont le nom aurait pourtant été plus symbolique.
Mais l’usage a eu raison des bavardages et aujourd’hui, il ne viendrait plus à l’idée de personne d’envisager sérieusement une sortie de l’euro. Tout au contraire se précipite-t-on pour y entrer, au point que les 12 du départ se comptent désormais 19, auxquels viendra s’adjoindre la Croatie début 2023, la Bulgarie ayant manifesté son intention, légèrement différée, de rejoindre elle aussi cette cohorte monétaire et unitaire à la fois.

Sur un autre plan sensible, celui de la défense, l’Europe est là encore en position de transition très éloquente. L’idée initiale de Jean Monnet d’adjoindre au « marché commun » et à l’Euratom une CED (Communauté Européenne de Défense) s’était enlisée, on s’en souvient, dans les débats houleux et bourbeux de la IVe République, avec un ramassis de contraires débouchant sur une non-réponse : le renvoi en commission parlementaire par les Ponce Pilate à la petite semaine qui, alors, faisaient la pluie, ou plutôt, le mauvais temps systématique du régime.
Depuis lors, en créant une Union de l’Europe Occidentale, puis par des démarches bilatérales, autour de l’axe franco-allemand principalement, Bruxelles a multiplié les initiatives pour aboutir à un système européen de défense, à une coordination étroite, à une coopération multilatérale entre États membres, respectant la neutralité des uns, mais conduisant Suède et Finlande à rejeter ce dogme sacré de leur vie publique ! Ici, c’est la crise ukrainienne qui a fait ressentir, plus cruellement encore que la guerre des Balkans il y a 20 ans, la faiblesse coupable de ne pas disposer d’un commandement unique intégré. Gageons qu’à cet égard, les petits pas ne vont pas tarder à s’accélérer jusqu’à devenir marche commune.

On le constate chez les États membres actuels, et j’ose affirmer qu’on finira par le constater et l’entendre de l’autre côté de la Manche semblablement : ce n’est pas de moins d‘Europe que nous avons besoin, mais de plus, de mieux, dans une cohésion renforcée et avec des finances adaptées ; sait-on bien que le budget des Vingt-Sept équivaut au tiers de celui de la France, pour respectivement 450 et 67 millions d’habitants ?
Il urge à ce propos de donner à l’Union les moyens de ses ambitions, sinon elle sera condamnée à n’avoir que les ambitions de ses moyens. Transférer des parcelles de pouvoir à Bruxelles n’est pas dessaisir les capitales nationales, puisqu’au final, ce sont leurs représentants, au Conseil et au Parlement européen, qui ont le dernier mot. Aucun de nos pays, même le plus grand, n’est du reste assez fort pour tenir désormais tête seul aux « dis » du monde à venir. Il faut être diablement habile de fait pour promouvoir par exemple à la fois une lutte plus efface contre la faim dans le monde, et chez nous une agriculture moins productiviste et plus respectueuse de l’environnement. Ou pour financer la relance économique sur le Vieux Contient et en même temps des investissements pour aider le Tiers Monde à sortir de son sous-développement chronique. Là encore, seule l’Europe peut s’y engager, et sans être soupçonnée d’une quelconque forme d’impérialisme : la diversité de ses gouvernements, et les majorités qui les soutiennent d’un pays à l’autre, obligent à se mettre d’accord sur l’essentiel, et c’est cela qui compte, et qui attire !

Voilà bien ce qui attire les pays qui se sont hâtés de solliciter leur adhésion, et à qui on s’est hâté de donner acte de leur candidature : l’Ukraine, la Moldavie, et dans une certaine mesure la Géorgie, ont ainsi appelé de leurs vœux un rapprochement avec Bruxelles et la « maison commune » des Vingt sept, pour mieux endiguer le flux dévastateur du séculaire conquérant russe.
Tant d’empressement de part et d‘autre montre bien qu’on a compris l’essentiel, et qu’on suit particulièrement tout ce qui se dit et se fait à Bruxelles et ailleurs dans ce sens : née de la guerre, par deux fois cruellement répétée sur notre sol, par la suite durement en butte à des évolutions économiques dans lesquelles un pays seul aurait sombré, mais qu’ensemble ils ont pu surmonter, par leur complémentarité et leur solidarité, l’Europe c’est d’abord la paix.
Quand mieux qu’en ce moment le répéter ? Où mieux qu’en Ukraine le mesurer, l’apprécier, le désirer ?
Le constat ne fait que vérifier le mot de Jean Monnet : « Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes ! ».

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Erasmus 2022 : 3 jours de célébration du programme Erasmus+

Bruxelles, le 13 octobre 2022.
Les Journées Erasmus sont de retour pour une célébration de trois jours, qui se déroulera du 13 au 15 octobre en Europe et dans le monde. Cette célébration internationale, qui coïncide cette année avec le 35e anniversaire du programme emblématique, comptera plus de 5 000 événements visant à promouvoir les valeurs européennes, les avantages de la mobilité et les résultats des projets Erasmus+.

La commissaire chargée de l’innovation, la recherche, la culture, l’éducation et la jeunesse, Mariya Gabriel, a déclaré : « La mobilité d’Erasmus est l’une des actions les plus populaires de l’UE. Le programme est largement reconnu comme une expérience formidable, enrichissante et marquante. Grâce à la mobilité, les participants acquièrent de nouvelles connaissances et compétences qui leur permettent de s’épanouir dans un contexte économique et une société qui évoluent rapidement. Cela leur donne la confiance et la créativité dont ils ont besoin pour s’engager et être proactifs face aux grands défis d’aujourd’hui, tels que le changement climatique ou la transformation numérique ».

Les événements des Journées Erasmus comprennent des conférences, des projections de films, des expositions, des concerts, des webinaires, des journées portes ouvertes ou des témoignages. Ces événements seront également l’occasion d’échanger sur des sujets tels que la citoyenneté et l’engagement civique, la culture et le patrimoine, l’écologie, l’inclusion et la diversité. Les thèmes des événements font écho à ceux de l’Année européenne de la jeunesse.
Les Journées Erasmus sont l’occasion pour les bénéficiaires d’Erasmus+, les acteurs et les alumni du programme de partager leur expérience, d’organiser un événement ou simplement de faire connaître le programme.

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Législation de l’Union

Une application en faveur des citoyens.

L’objectif de la Commission européenne est d’exposer ses travaux au travers d’une communication et de garantir le respect de la législation de l’Union. Les citoyens et les entreprises doivent bénéficier des mêmes droits dans l’ensemble de l’UE.
C’est donc une application correcte du droit de l’Union et validée par les États membres qui permet aux Européens de respirer un air plus propre, de voyager et de travailler librement n’importe où dans l’UE ou encore d’obtenir le remboursement de soins de santé reçus à l’étranger.

Il faut le savoir le droit de l’Union a une incidence réelle sur la vie quotidienne des Européens. C’est pourquoi son application est une priorité absolue pour la Commission. Je peux citer la présidente de la Commission Madame Ursula von der Leyen : « Le droit de l’UE est ce qui rend l’UE libre, juste et équitable. C’est le moteur d’une Europe plus verte, plus prospère et plus numérique, dans laquelle les citoyens peuvent se sentir en sécurité et protégés. Cela devrait être le droit de tout Européen et de toute Européenne, sans exception. C’est pourquoi nous avons besoin d’une application du droit de l’UE qui soit globale, intelligente et stratégique, pour permettre aux Européens et aux entreprises de tirer pleinement parti des possibilités offertes par l’UE. »

La mise en œuvre des réglementations européennes revient selon les traités aux États membres. La Commission les assure de son soutien pour leur faciliter la tâche par leur introduction dans les droits nationaux. Cela concerne particulièrement les orientations pratiques, le financement et le suivi, qui contribuent à prévenir les violations de ce droit commun. Ce sont les valeurs fondamentales que sont l’égalité, la justice et la citoyenneté qui sont à préserver et développer. Mais l’institution est aussi très claire. En cas de violations elle n’hésitera pas à saisir la justice en engageant des procédures d’infraction.

Une collaboration étroite avec les États membres.

En tant que gardienne des traités, la Commission a la responsabilité centrale de veiller à l’application du droit de l’Union. Toutefois, la coopération avec les États membres est essentielle.
L’application et le contrôle du respect du droit de l’Union sont le fruit d’un effort combiné de divers acteurs tels que les juridictions nationales, les parlements, les organismes de réglementation, les autorités de protection des consommateurs ou de protection des données, ainsi que la société civile et le public.
En particulier, les juridictions nationales, qui sont des juridictions de l’Union lorsqu’elles appliquent le droit de l’Union, jouent un rôle particulièrement important dans la chaîne répressive, étant donné que c’est par leur intermédiaire que les citoyens peuvent avoir un accès effectif à des voies de recours. De leur côté, par souci de transparence, les États membres doivent informer le grand public.

Mais comme les mots doivent avoir pour tous les citoyens le même sens et le même poids et afin d’éviter des interprétations divergentes de la législation et de favoriser une compréhension commune des règles, la Commission fournit une assistance technique et un soutien financier. Ces derniers sont disponibles au titre des Fonds régionaux et structurels européens détenus en France par les régions.

Un droit commun pour des réactions face aux crises.

Les crises ou les situations d’urgence telles que la pandémie de COVID-19 et la guerre d’agression russe contre l’Ukraine ont mis à l’épreuve la capacité des États membres à respecter pleinement la législation de l’UE. L’application du droit de l’UE n’est pas un événement ponctuel : elle nécessite des efforts constants et soutenus de la part des États membres et de la Commission, pour promouvoir une application cohérente et efficace des règles de l’UE. Ainsi, un bilan est actuellement en cours afin de veiller à ce que les outils de contrôle soient efficaces et que le droit de l’UE fonctionne dans la pratique.

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Le CECI fidèle à la Nuit Européenne Des Chercheurs

Albi, Angers, Besançon, Bordeaux, Brest, Dijon, Le Mans, Limoges, Marseille, Nancy, Nice, Paris, Pau, Toulouse, Saint-Denis La Réunion, Saint Étienne… quel était le point commun entre ces 16 villes en ce vendredi 30 septembre ? Comme dans 320 villes européennes, s’y déroulait la 18e Nuit Européenne Des Chercheurs.
Pour Brest et la Bretagne, c’est le centre Océanopolis qui a organisé l’événement haut en couleurs. Si le thème était « L’imprévu », l’organisation quant à elle ne l’était pas et tout avait été mis en œuvre pour accueillir un public toujours plus nombreux et passionné par le domaine des sciences et de la recherche.

Et l’Europe dans tout ça ? Bien présente au travers d’un stand incontournable tenu par le CECI et le réseau #TeamEuropeDirect, l’Europe a attiré l’attention de nombreux visiteurs qui ont pu découvrir l’exposition de la Commission européenne « L’Europe en un clin d’œil », mais aussi donner leur avis sur l’éducation, la formation et la socialisation à l’Europe en répondant au questionnaire en ligne du CECI. En effet, les quelque 130 réponses désormais obtenues vont être analysées et serviront de base au colloque que le Cercle Europe Citoyennetés et Identités tiendra dans quelques semaines.

Être proche des citoyens et se tenir à leur écoute, c’est une des priorités du CECI qui, en sa qualité de laboratoire en sciences humaines, contribue à la construction de la conscience européenne. Quoi de plus symbolique et parlant que le domaine des sciences pour sensibiliser à l’Europe ? S’il en est un où les cultures se croisent et s’enrichissent, où les scientifiques coopèrent et où des liens se tissent, où de grands et audacieux programmes ont pu voir le jour par la mise en réseau de compétences, avec l’aide de fonds européens, c’est bien celui des sciences.

Une soirée chaleureuse et dynamique, riche et diversifiée, mobilisatrice et fédératrice à en juger par la forte fréquentation et l’enthousiasme des visiteurs venus de tous horizons.

À l’année prochaine pour la 19e Nuit Européenne Des Chercheurs !

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Nuit européenne des chercheurs 2022

Le CECI participe encore cette année à la Nuit européenne des chercheurs à Océanopolis le vendredi 30 septembre 2022.

« Cette soirée est placée sous le signe de l’imprévu.
La recherche est bien souvent décrite comme un domaine minutieux, fait de calculs et de rigueur. Le hasard n’y aurait pas sa place et tout s’y passerait donc comme prévu… Et pourtant, au cours de cette Nuit Européenne des Chercheur.e.s, vous découvrirez que finalement, pour conduire à la découverte, et face à l’inconnu, les imprévus sont la norme plutôt que l’exception !
»

Le CECI, en sa qualité de laboratoire en sciences humaines, sera à nouveau présent et actif à Océanopolis pour ce rendez-vous attendu par la population brestoise et finistérienne, avec l’Europe en toile de fond de cet événement devenu incontournable.

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Contribution de la COMECE à l’Espace européen de l’éducation

La Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne (COMECE) publie sa contribution à l’Espace européen de l’éducation le jeudi 1er septembre 2022, appelant l’UE et ses États membres à mettre en œuvre l’éducation intégrale dans leurs politiques. Pr. Barrios : « Nous devons faire en sorte que les apprenants soient respectés dans leur dignité et trouvent leur vocation dans la vie ».
Lire la contribution

logo officiel de l'Espace européen de l'éducation

logo officiel de l’Espace européen de l’éducation (crédit : Commission européenne)

Rédigé par le groupe de travail de la COMECE sur la culture et l’éducation , le document aborde les six dimensions de l’espace européen de l’éducation – proposées par la Commission européenne en 2020 et à réaliser d’ici 2025 – mettant en évidence la perspective des conférences épiscopales de l’UE dans le domaine de Éducation et formation.
Afin de relever les défis auxquels les éducateurs et les apprenants de tous âges sont confrontés aujourd’hui, la contribution plonge dans l’anthropologie de la personne humaine et se concentre sur la nécessité d’une éducation intégrale, comme l’a souligné le pape François dans son Pacte mondial sur l’éducation.
Comme l’a déclaré le Pape, nous devons « faire de la personne humaine dans sa valeur et sa dignité le centre de tout programme éducatif, tant formel qu’informel, afin de favoriser sa spécificité, sa beauté et son unicité, ainsi que sa capacité de relation avec les autres et avec le monde qui les entoure ».

La contribution de la COMECE aborde la situation de l’éducation dans l’UE, mentionnant les effets à long terme de la pandémie de COVID-19 sur les parcours d’apprentissage des élèves et des étudiants, ainsi que les implications socio-économiques et psychologiques de la crise sanitaire.
Le document détaille les principaux défis dans les domaines de l’éducation de qualité, de l’inclusion, de la transition verte et numérique, de l’enseignement et des universités, ainsi que du rôle de l’éducation dans les relations extérieures.

Parmi les recommandations aux décideurs politiques de l’UE, le document de la COMECE comprend : le renforcement de la coopération entre les universités de l’UE et des pays tiers afin de favoriser un dialogue et une fraternité significatifs ; renforcer l’accompagnement des enseignants dans leur mission d’accompagnement des apprenants ; promouvoir l’innovation dans les pratiques pédagogiques avec une approche équilibrée entre les méthodes d’enseignement numériques et en présentiel.

La COMECE suggère également d’impliquer les familles et les communautés dans les efforts éducatifs et de soutenir les prestataires d’enseignement et de formation professionnels (EFP) dans leurs initiatives pour assurer une meilleure inclusion sociale des personnes défavorisées.
En ce sens, le P. Manuel Barrios Prieto, secrétaire général de la COMECE, explique que « ce n’est qu’en incluant des communautés entières dans le processus éducatif que les apprenants seront respectés dans leur dignité et trouveront leur vocation dans la vie, en introduisant des processus créatifs et transformateurs pour le bien commun et l’avenir de l’humanité » .

Le groupe de travail de la COMECE sur la culture et l’éducation a été créé en décembre 2020 et est composé d’experts délégués par les conférences épiscopales de l’UE.

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L’Europe selon Mounier

On sous-estime généralement la contribution d’Emmanuel Mounier, le fondateur de la revue Esprit (1905−1950), à l’idée et au projet européens au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Elle fut de première importance. À un double titre.
D’abord par la philosophie qu’il a promue, le personnalisme, reformulant l’inspiration humaniste à travers l’épaisseur de la société de son temps repensée dans toutes ses dimensions : culturelle, économique, sociale, éthique, politique, sur fond de libération de chaque personne dans un processus révolutionnaire. « L’évènement sera notre maître intérieur » a‑t-il écrit. Une conviction à mettre en rapport avec cette autre selon laquelle « le spirituel aussi est une infrastructure ». Une manière de dire que le choix des valeurs d’orientation est la pointe dure de l’action dans toutes ses modalités. L’Europe sera en effet placée tant au Conseil de l’Europe que dans le Marché commun sous un tel horizon de sens.
Mais Mounier a plus concrètement contribué à l’émergence du projet politique européen aussi bien par ses convictions pacifistes qui lui feront dire que « le réalisme […] est aujourd’hui contre toute guerre », que par ses efforts en vue de reconstruire, dès la Libération, des ponts entre la France et l’Allemagne. Il participera, à cette fin, à la création d’un Comité d’échanges avec l’Allemagne nouvelle dont Alfred Grosser sera la cheville ouvrière avec par ailleurs, Rovan, Vercors, Bourdet…. qui, ensemble, ouvriront la voie à la réconciliation avec l’Outre-Rhin.

Le texte qui suit, article peu connu qui sera parmi les tout-derniers de Mounier mort en avril 1950, ce texte publié par L’Observateur exprime avec la force de la concision l’espoir d’institutions capables de garantir enfin la paix dans une Europe pacifiée « rallumant la flamme d’une civilisation qui a tout à dire encore à l’Ouest comme à l’Est ».


LA FRANCE ET L’EUROPE

L’énorme nuage de la guerre pos­si­ble ef­face de l’une à l’au­tre les dif­fé­ren­ces aux­quel­les s’ac­cor­dent en­core le sou­ve­nir ou le pré­ju­gé. La Ré­vo­lu­tion fran­çaise a cru pou­voir uni­fier l’Eu­rope dans l’idée neuve du bon­heur, L’Eu­rope est ras­sem­blée au­jourd’hui par le mal­heur et les si­tua­tions de sa­lut public. 

Aus­si bien, le pro­blème n’est pas plus de l’hé­gé­mo­nie de la France que de l’hé­gé­mo­nie d’une na­tion quel­con­que. Il n’est pas non plus de his­ser l’Eu­rope au ni­veau hé­gé­mo­ni­que où elle abor­de­rait sur leur ter­rain, la puis­sance amé­ri­caine et la puis­sance so­vié­ti­que. L’Eu­rope, en son sein, a épui­sé les ten­ta­tions hé­gé­mo­ni­ques. Elle s’y est épui­sée. Elle ne se sur­vi­vra dé­sor­mais qu’à la tête d’une croi­sade con­tre l’hé­gé­mo­nie. Comme une femme lourde d’ex­pé­rience, elle doit ap­pren­dre aux puis­san­ces neu­ves, et par son pro­pre exem­ple, l’en­traî­ne­ment rui­neux des impérialismes. 

C’est le des­tin que je sou­haite à mon pays, la « gran­deur » qu’il de­vrait vi­ser. L’ex­pé­rience y re­join­drait la har­diesse de l’in­ven­tion. On vou­dra bien ne pas en­ten­dre un tel vœu comme l’en­ten­drait cet idéa­lisme de pro­fes­seurs ou de bel­les âmes qui dés­arme si sou­vent les peu­ple naïfs de­vant les en­tre­pri­ses de la force. À ne point même par­ler de me­na­ces et de dé­fense, et sup­po­sée la guerre écar­tée, il reste en­core que le gé­nie spi­ri­tuel d’un peu­ple ne se pros­père que sur un corps vi­gou­reux : en cela au moins les billets de ban­que di­sent vrai, le com­merce et l’in­dus­trie sou­tien­nent la pen­sée, les arts et la jeu­nesse du cœur. Aus­si est-il de no­tre de­voir de re­faire un corps sain à nos pays pour leur don­ner une âme vive, de leur ren­dre la force pour leur ren­dre le rayonnement. 

Il n’est pas in­utile de pré­ci­ser que cette force n’est pas au­jourd’hui la force mi­li­taire, qui ne peut plus être que dé­ri­soire, et stu­pi­de­ment rui­neuse en même temps qu’inef­fi­cace, ou mas­sive et créa­trice de guer­res mas­si­ve­ment rui­neu­ses et in­ef­fi­ca­ces, la force dont nous par­lons vien­dra aux pays qui au­ront fait un ef­fort d’in­tel­li­gence his­to­ri­que et de cou­rage po­li­ti­que suf­fi­sants pour ba­layer ces ap­pa­reils vé­tus­tes qui les en­com­brent cette cu­pi­di­té or­ga­ni­sée qui les ronge du ver de l’in­jus­tice et des aci­des du dés­or­dre, ces fo­lies guer­riè­res, ces lo­go­ma­chies usées, cet ir­réa­lisme dé­bi­li­tant où se com­plai­sent en­core tant de na­tions d’Eu­rope.

Quelle au­tre exi­gence nous est pro­po­sée que de ré­pon­dre au com­mu­nisme non pas par l’ar­ro­gance, le pha­ri­saïsme ou les ar­mes, mais en ré­sol­vant les pro­blè­mes iné­luc­ta­bles que sou­lève le com­mu­nisme ? Que d’écar­ter l’amé­ri­ca­ni­sa­tion en nous mon­trant ca­pa­bles de re­cons­truire no­tre mai­son et de ra­ni­mer no­tre ci­vi­li­sa­tion au lieu de pro­cla­mer sans cesse des ver­tus que nous n’avons pas en­core su, à ce mo­ment vi­tal po­rter à l’hé­roï­ci­té ?

Faire l’Eu­rope, peut-être. Mais qu’on ne se crispe point à une for­mule dont il n’est pas dit qu’elle ne soit, au mo­ment où elle se pro­pose, dé­pas­sée par l’his­toire. Il se­rait déjà grave de dire : « Faire l’Eu­rope » en mi­nant cette for­mule gé­né­reuse d’un sous-en­ten­du : « Faire l’Eu­rope fran­çaise », « Faire l’Eu­rope al­le­mande », « Faire l’Eu­rope ca­pi­ta­liste nor­ma­li­sée comme un trust ». 

Il se­rait grave de faire l’Eu­rope con­tre quel­qu’un, for­ti­fiant ses dés­or­dres avec ses tra­di­tions : qui ne songe plus qu’à se dé­fen­dre et à se con­ser­ver est déjà con­dam­né. L’Eu­rope ou quoi que ce soit d’au­tre, on ver­ra bien,. Cer­tains di­sent au­jourd’hui « L’Eu­rope avant tout, et n’im­porte la­quelle ». Tout au con­traire, nous di­rons : tels ty­pes de rap­ports hu­mains et d’or­ga­ni­sa­tion pu­bli­que, et n’im­porte dans quel ca­dre, pour­vu que la vie le mon­tre viable. 

Mais si nous ne sa­vons la forme vers la­quelle nous mar­chons, tant d’échecs di­vers de­puis vingt ans nous as­su­rent par con­tre des con­di­tions iné­luc­ta­bles qui com­man­dent qui­con­que veut par­ti­ci­per au gou­ver­ne­ment de l’his­toire. El­les s’im­po­sent à la France comme à toute na­tion, et c’est dans leur trian­gle ri­gou­reux seu­le­ment que la France peut se don­ner un ave­nir à la hau­teur de son pas­sé. Le XXe siè­cle est ce­lui de l’avè­ne­ment des peu­ples. Sous les for­mes les plus di­ver­ses, l’avè­ne­ment du com­mu­nisme orien­tal et du tra­vaillisme an­glais, de la pay­san­ne­rie chi­noise et du na­tio­na­lisme hin­dou, la brève pous­sée des ré­sis­tan­ces eu­ro­péen­nes, et sous un cer­tain an­gle les fiè­vres fa­scis­tes el­les-mê­mes si­gnent la même im­pé­rieuse évo­lu­tion ; toute « ré­vo­lu­tion na­tio­nale », faite par des ca­dres pour main­te­nir des pri­vi­lè­ges de ca­dres, n’au­ra dé­sor­mais qu’un temps. 

J’at­tends du peu­ple fran­çais que, re­trou­vant sa ri­che tra­di­tion des Com­mu­nes, de 89 et 48, af­fran­chi de tout mo­dèle im­por­té, il ral­lume la flamme qu’il a si sou­vent je­tée à tous vents et re­donne à la France son vrai vi­sage, ce­lui que sous leurs pau­piè­res re­trou­vent en­core tant d’hom­mes de par le monde. No­tre épo­que ne pense plus ses pro­blè­mes ac­tuels, elle se perd dans la ré­pé­ti­tion des thè­mes idéo­lo­gi­ques, dans l’exal­ta­tion des my­thes, dans les fa­ci­li­tés de la puis­sance ab­so­lue, dans l’ana­chro­nisme des ins­ti­tu­tions et des préoccupations. 

J’es­père de la France qu’elle em­ploie­ra la lu­ci­di­té tra­di­tion­nelle de ses pen­seurs, jointe au réa­lisme de telle na­tion voi­sine, à la pas­sion in­dus­trieuse de telle au­tre, pour don­ner au monde la forte doc­trine po­li­ti­que, éco­no­mi­que et so­ciale in­dis­pen­sa­ble au diag­nos­tic et à la gué­ri­son de nos dés­or­dres. L’in­gé­nio­si­té de l’es­prit et de la main, en­fin, ne nous fait point dé­faut : sous telle ou telle or­ga­ni­sa­tion col­lec­tive gé­né­ra­trice de cri­ses et de dés­or­dres, c’est la du­re­té du cœur la pas­sion in­té­res­sée l’in­dif­fé­rence cruelle qui freine le pro­grès hu­main. Ces dés­or­dres de l’es­prit sont si pro­fonds qu’ils ron­gent en­core, en s’ag­gra­vant par­fois, les ten­ta­ti­ves même de li­bé­ra­tion qui s’y opposent. 

J’at­tends de la France qu’elle re­nonce à l’hu­ma­nisme de mu­sée aus­si bien qu’à l’éter­nel « réa­lisme » éter­nel­le­ment dé­ce­vant, qu’elle sa­che ren­dre vie aux va­leurs brû­lan­tes que lui lè­gue la ci­vi­li­sa­tion chré­tienne, non pas pour en dé­co­rer les pour­ri­tu­res de l’Eu­rope, mais pour les con­su­mer jus­qu’à la der­nière, et ral­lu­mer la flamme d’une ci­vi­li­sa­tion qui a tout à dire en­core à l’Ouest comme à l’Est.

Em­ma­nuel MOUNIER

L’Ob­ser­va­teur – 13 avril 1950

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Le Cer­cle Eu­rope Citoyen­ne­tés et Identités a fait sa rentrée

Il n’y a pas à dire, l’Eu­rope in­té­resse les citoyens !
Pré­sent pour la pre­mière fois au fo­rum des as­so­cia­tions à Gui­pa­vas (Fi­nis­tère), le CECI est allé à la ren­con­tre d’un pu­blic va­rié et con­cer­né par le pro­jet européen.
Ce 3 sep­tem­bre 2022 de 9 h à 17 h, Em­ma­nuel Mo­ruc­ci et Ma­rie-Laure Cro­guen­nec ont pré­sen­té les nom­breu­ses ac­ti­vi­tés du CECI. L’oc­ca­sion d’échan­ger, com­men­ter, écouter…
Une re­lation de proxi­mi­té pour no­tre Cer­cle qui se veut avant tout ga­rant d’une prio­ri­té ac­cor­dée au ci­toyen et tient à pla­cer la per­sonne au cœur du débat.

Le CECI re­mer­cie la ville de Gui­pa­vas pour l’or­ga­ni­sa­tion de cet évé­ne­ment très réussi.

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