Les contributeurs

Conférence à Sainte-Adresse

Conférence

« Le modèle européen est-il un vecteur de paix ? »

Dans le cadre de la commémoration
du 80e anniversaire de la libération de Sainte-Adresse,
la municipalité de Sainte-Adresse (Seine Maritime)
vous propose une conférence présentée par

Pierre Menguy

Conférencier Team Europe Direct,
Membre du Cercle Europe Citoyennetés été Identités – CECI,
Président de la Maison de l’Europe de Seine-Maritime

et

Emmanuel Morucci

Sociologue, Conférencier Team Europe Direct,
Président du Cercle Europe citoyennetés et identités – CECI.

Pour y assister, rendez-vous à 18 h 30
à la mairie de Sainte-Adresse
le 10 septembre 2024.

Mairie de Sainte-Adresse
1 Rue Albert Dubosc
Sainte-Adresse  76310  Seine-Maritime
Normandie

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Forum des Associations 2024 à Guipavas

Le samedi 7 septembre 2024, des membres du CECI seront présents à Guipavas au Forum annuel des associations pour présenter les activités de leur organisation.
Si les activités du CECI sont européennes et particulièrement à l’échelon national le Think tank a son siège dans la ville de Guipavas.

Rendez vous de 9 h à 17 h
Halles du Moulin neuf

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Sapin européen – European Christmas Tree Decoration Exchange 2024

Descriptif – Qu’est-ce que l’opération « Sapin européen » – European Christmas Tree Decoration Exchange ?

  • Un projet culturel fondé sur un échange de décorations de Noël fabriquées par des élèves d’écoles primaires sur tout le territoire européen.
  • Les élèves préparent également une présentation des traditions de Noël dans leur région ou leur pays, et formulent des vœux pour l’année 2025.
  • Les écoles envoient une photographie du sapin décoré avec les décorations reçues au CECI

Les écoles participantes sont mises en réseau au sein de groupes de 25 écoles en moyenne. Ainsi, chaque école réalise 24 envois et en reçoit tout autant.

Intérêts

Une situation authentique pour apprendre la géographie de notre continent, mais aussi découvrir la culture européenne au travers de ses similitudes et particularités. Les compétences numériques et langagières, y compris en langues étrangères, sont également développées.

Objectifs

Les élèves acquièrent des connaissances sur d’autres pays d’Europe par le biais d’activités créatives.
C’est aussi l’occasion pour chacun de mieux connaître sa propre culture en réalisant ces décorations et en communiquant sur ses traditions, tout en découvrant comment cela se déroule dans les pays voisins.
Il est souhaitable également que des liens se créent entre écoles, avec pourquoi pas la poursuite de partenariats dans le futur.

Concrètement

Chaque école décore son sapin grâce aux décorations reçues et l’installe dans ses locaux ou tout autre espace public afin de faire partager l’expérience.
Les écoles reçoivent également de leurs partenaires européens un petit dossier explicatif sur la présentation de l’environnement des écoles et les traditions de Noël.

Ce que vous devez faire

Nous sommes ravis de votre implication dans le projet qui vous engage à :

  • Réaliser pour chacune des 24 écoles partenaires de votre groupe un envoi comprenant : une décoration (ou plusieurs) et un petit dossier explicatif sur votre environnement et les traditions de Noël.
  • Prendre en charge l’envoi postal aux 24 autres écoles en respectant le calendrier prévu (cf ci-dessous).

Afin de valider votre inscription, merci de compléter le tableau d’informations et l’envoyer au CECI pour le 4 octobre.
Registration schools – 2024 -

Votre école peut faire participer une classe ou l’école entière, c’est à votre convenance.

Récapitulatif du calendrier et questions fréquentes.

Quelle sorte de décoration ?

Choisissez des décorations de Noël sympboliques de votre région ou pays. Elles peuvent être réalisées dans toutes sortes de matériaux (papier, carton, plastique, bois, fil, ficelle, etc.), de toutes tailles également, sans oublier qu’elles devront être acheminées par courrier postal (pas trop fragiles pour arriver intactes, pas trop lourdes pour limiter le coût).
Pensez également à inscrire discrètement sur les décorations (par exemple à l’arrière) le nom de votre pays ; par expérience, cela s’avère très pratique pour s’en souvenir au moment de l’installation puis ensuite quand on admire le sapin.

Combien de décorations envoyer ?

Merci d’en réaliser 24, c’est-à-dire autant que d’écoles dans votre groupe. Certaines écoles en confectionnent une seule, d’autres un lot de plusieurs, c’est à vous de décider en fonction de la manière dont vous impliquez vos élèves dans le projet. Cela dépend aussi souvent du degré de facilité de fabrication des décorations. Toutes les options sont possibles dès lors que chaque école partenaire de votre groupe en reçoit.

Pourquoi y a‑t-il parfois des différences entre les décorations et envois ?

Le style et la qualité des décorations peuvent être très divers. Cela peut dépendre de l’âge des élèves, du matériel utilisé, de l’implication des écoles, du budget disponible pour les envois postaux, etc.
Quoi qu’il en soit, c’est la variété, la diversité et surtout l’esprit du projet qui sont dominent.
Faites pour le mieux, en fonction de vos réalités.

De quoi doit être composé votre envoi ?

En plus des décorations, joignez un petit dossier sur les traditions de Noël dans votre région ou pays. Ce peut être sous la forme d’un feuillet papier, d’un dossier numérique ou toute autre idée.
Vous pouvez y faire apparaître :

  • Des informations générales sur votre situation géographique, les langues, le climat, la nourriture et les plats spécifiques, tout ce qui à vos yeux est typique de votre environnement.
  • Une photo de votre école (éventuellement des élèves).
  • Le choix de vos décorations.
  • Comment se déroule Noël.
  • Une formulation de vœux pour 2025.
  • « Joyeux Noël » dans différentes langues (régionales le cas échéant).

Calendrier

Complétez le tableau avec les renseignements demandés et adressez-les au plus tard pour le 4 octobre soit au Centre Europe Direct ou l’organisme avec lequel vous êtes en relation pour ce projet et qui vous a communiqué les informations, ou au CECI dans le cas contraire.
Registration schools – 2024 -

25 octobre – Aux environs de cette date, vous recevrez la liste des écoles partenaires de votre groupe.

Vendredi 15 novembre – Dernier délai pour poster vos courriers.

N’oubliez pas d’inscrire les coordonnées de votre école sur les enveloppes afin que les écoles destinataires identifient facilement les expéditeurs.

Il est très important de respecter le calendrier afin que les décorations parviennent non seulement avant Noël mais suffisamment tôt pour que les élèves en profitent. Les dates des vacances ne sont pas les mêmes partout, et l’acheminement du courrier peut être très variable et très long… L’enjeu est de ne pas décevoir les enfants.

Lundi 9 décembre – Aux alentours de cette date votre école devrait avoir reçu tous ses colis, et vos élèves prêts à profiter au mieux du projet pour décorer et apprécier cet unique « Sapin européen » !

Informations complémentaires

Un groupe FaceBook (privé) sera créé : les enseignants peuvent le rejoindre, y publier photos et messages, ou toute information relative au projet. Il n’est pas obligatoire de publier des photos d’élèves si vous ne le souhaitez pas. En revanche, celle de votre sapin décoré sera très appréciée ! Dans la communications sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à utiliser la balise #EuropeanChristmasTree.

N’hésitez pas non plus à contacter la presse et faire connaître le projet. Merci d’adresser le cas échéant les parutions dans le groupe FaceBook ou au CECI.

Autres questions ?
Contactez votre relais Europe Direct ou utilisez le formulaire suivant

Publié par Marie-Laure Croguennec dans EuropeanChristmasTree, Les contributeurs, Marie-Laure Croguennec, 0 commentaire

UE : un hémicycle transformé et stabilisé

Après la trêve estivale et celle des Jeux olympiques, les activités reprennent peu à peu tout au moins au niveau national européen. Il en va de même pour le CECI qui va suivre, pour analyses, différents épisodes de la vie politique et citoyenne de l’UE. Déjà entamées, celles-ci sont déjà nombreuses. Revenons sur les élections européennes.

Sur le plan politique les élections européennes ont été marquées en Europe par une poussée des partis de la droite eurosceptique, radicale et extrême qui comptent désormais trois groupes différents (et donc des moyens octroyés différents) : si l’on regarde en détail, cela donne le groupe « European Conservatives and Reformists » (ECR), les « Patriots for Europe » (PfE) et « Europe of Sovereign Nations » (ESN). Ces trois groupes comptent au total 187 députés.
Le PPE (Parti Populaire Européen – centre droit démocrate chrétien), reste majoritaire avec 188 eurodéputés.
À gauche, les groupes S&D, des Verts/ALE et de La Gauche (The Left-GUE/NGL) dont les français LFI agrègent des partis qui se revendiquent de la sociale-démocratie ou des partis travaillistes comme le SPD allemande, le SAP suédois, le PvdA néerlandais. Les trois députés français de Place Publique, les 10 députés du PS français, le PS portugais, le PS belge, et d’anciens partis communistes reconvertis comme le BSP bulgare y trouvent leur place.

En France, les électeurs ont envoyé au Parlement de Strasbourg sur 81 élus un groupe de 30 parlementaires issu du Rassemblement national. C’est important mais pas de nature à changer les choses. Comme l’écrit Jean Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman : « les contestations nationales ont contribué à renforcer les critiques mais ne remettent en cause ni les politiques de l’Union, ni la majorité centrale qui en dirige les institutions ».

Au total, les partis proeuropéens restent majoritaires et ont poursuivi la désignation de nouveaux présidents des institutions. Du point de vue démocratique, l’exemple le plus significatif est que Ursula von der Leyen a été réélue Présidente de la Commission européenne avec 401 voix sur 719, soit 55,7% des sièges. Son élection a été rendue possible grâce au soutien explicite des groupes PPE, S&D, Renew et Verts/ALE. Roberta Metsola est quant à elle reconduite dans ses fonctions de Présidente du Parlement européen. Ces deux élections traduisent la grande stabilité politique de l’Union, prise dans son ensemble.

Le cas français

À noter, du point de vue de la politique française et par extension de la politique européenne des États membres de l’UE, que si les électeurs hexagonaux ont envoyé lors de ces élections un groupe important de ce parti d’extrême-droite au Parlement européen le résultat a donné lieu à une dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République. Depuis les élections législatives la situation politique semble inextricable dans le pays, et l’instabilité devrait durer plusieurs mois tant des points de vue politique, qu’économique et social, ce qui laissera des traces durables dans la gestion politique du pays avec des incidences notables au niveau international.

En effet, des échéances pressantes attendent le Premier ministre qui sera nommé dans les prochains jours, comme la présentation d’ici le 20 septembre devant la Commission européenne d’un plan sur quatre ans pour réduire les déficits publics. De fait, avec une dette publique de 110 % du PIB et un déficit public de 5,5 % du PIB en 2023, la France ne respecte pas les critères du nouveau Pacte de stabilité et de croissance (PSC) adopté au printemps dernier.

En Europe, le résultat des élections européennes évoque la possibilité d’une fracture sérieuse entre pays européens, particulièrement avec la Hongrie de Viktor Orban. Ce dernier a constitué le parti Patriots au sein duquel le RN français participe activement. C’est le Président du RN Jordan Bardella qui le préside. Ce dernier savait qu’il aurait ce rôle plus de 10 jours avant le résultat des élections législatives en France. Il n’a donc jamais envisagé devenir Premier Ministre.

Un « aller simple » pour Bruxelles ?

Alors que la Hongrie préside pour six mois le Conseil de l’Union européenne, la première action a été de rencontrer le Président russe, sans en avoir aucun mandat, mettant de fait les autres pays membres dans une situation délicate. Celui dont le slogan de présidence de l’UE est :“Make Europe Great Again”, référence pour le moins trumpiste. Une situation dangereuse en période de tensions pour cause de guerre contre l’Ukraine que les institutions ont immédiatement rejetée en insistant sur l’inexistence d’un mandat. Cela n’empêche pas la Hongrie de valider un assouplissement des conditions d’entrée dans ce pays pour les ressortissants russes et biélorusses, ce qui entame la sécurité de l’espace Schengen.
À ce sujet, le porte-parole de la Commission européenne, a déclaré : « Lorsqu’il s’agit de notre acquis et des règles de Schengen, la Hongrie est liée à tout moment par les règles de Schengen, et cela signifie qu’il doit y avoir des contrôles très approfondis, non seulement si vous êtes en possession d’un visa ou d’un permis de séjour valide, mais aussi si vous avez des contrôles de sécurité approfondis en place ».

Comme si cela ne suffisait pas le gouvernement hongrois menace de payer un aller simple vers Bruxelles pour les migrants entrés dans son pays. Si la rupture n’est pas consommée nous n’en sommes plus très loin. Aux Hongrois de se positionner, s’ils préfèrent l’UE ou une alliance avec la Russie de Vladimir Poutine. Un « Hongrexit » n’est peut-être plus très loin.

Mais dans le même temps l’UE continue d’avancer tant du point de vue des idées que du fonctionnement démocratique, ou encore du poids dans le reste du monde. À titre d’exemple, parce que significatif quant à l’origine du pays, citons la proposition du Président de la Banque centrale italienne qui plaide en faveur d’une capacité budgétaire commune de l’UE. Son idée est d’agir pour garantir la paix et la prospérité, valeurs initiales de la construction européenne. Pour cela, dit-il, l’Union européenne a besoin d’une « capacité budgétaire commune ». Cela va dans le sens de la nécessité de renforcement de l’autonomie européenne et de la défense de l’UE. Cet impératif est désormais intégré et partagé.

La législature 2024–2029 va être dense. De fait, il est devenu urgent de s’adapter aux changements technologiques et géopolitiques tout en soutenant la compétitivité. Bien évidemment les objectifs environnementaux et climatiques restent au cœur des projets. Gageons que ce soit en faveur des citoyens de l’UE.

Publié par Emmanuel Morucci dans CECI dit, Emmanuel Morucci, Les contributeurs, 3 commentaires

9 mai – le bien commun

Deux enseignantes Marie-Laure Croguennec et Anne-Laure Bellec, membres du CECI et de l’AEDE, et leurs élèves ont réalisé une version française d’une création italienne :

9 mai, Journée de l’unité européenne : un objectif encore à atteindre. Pourquoi le 9 mai ? Pourquoi cette célébration ? Pourquoi l’Europe ?

Dédié aux enfants, aux garçons et aux filles entre l’école primaire et l’école secondaire. Dédiée à une amie : Antonella Bucchioni, qui a enseigné pendant de nombreuses années au lycée Buonarroti de Pise (Italie).
Ce petit ouvrage est également dédié à tous les citoyens adultes, afin qu’ils retrouvent l’envie de saisir l’essentiel et de redécouvrir le sens profond d’un projet politique si vital mais aujourd’hui étouffé par la double faute professionnelle de l’européanisme néolibéral pro-atlantique et de l’euroscepticisme néo-souverain anti-américain. L’Europe doit se redécouvrir, devenir une République, décentralisée mais unitaire, fondée sur la souveraineté populaire, mais celle d’un peuple d’individus et de peuples.

Daniela Martinelli et Gli Spaesati

AEDE : Association Européenne De l’Éducation

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Les contributeurs, 0 commentaire

Le temps de la gravité

Les passions sont légitimes, souvent compréhensibles, rarement productives.

Elles ne doivent pas prendre en otage le scrutin européen qui vient.

Toutes les démocraties sont déstabilisées par l’expression de colères brutales et l’Europe, terre des plus vieilles d’entre elles, n’y échappe pas.

Partout sur le continent montent de violentes revendications, souvent contradictoires, d’abord nationales, toujours destructrices. L’ère des grandes mutations est aussi celle de l’irrationnalité, qui fait le jeu des complotistes, qui permet tant de mensonges en jouant sur les peurs et les divisions.

L’union de l’Europe est une construction de raison destinée à garantir aux nations la survie de leur identité dans un monde plus grand. Fragile et vulnérable parce qu’imparfaite et inachevée, elle s’accommode mal du simplisme et de la démagogie et peine ainsi à se défendre. Elle ne peut être jugée qu’avec recul et dans la durée.

On peut critiquer les politiques européennes et leurs imperfections, mais on doit en reconnaître les acquis, aux premiers rangs desquels leur existence même. L’appartenance à l’Union européenne n’est d’ailleurs presque plus remise en cause.

Il importe donc à ceux qui ont la chance de disposer d’un droit de vote, d’abord de l’exercer, ensuite de le faire avec discernement. S’en désintéresser constituerait une désertion, l’instrumentaliser une mauvaise action.

Au moment de voter il faut d’abord se demander à quoi cela est destiné : En l’occurrence à désigner des représentants à qui on confère un droit à décider de notre futur.

En Europe, le Parlement européen participe de plus en plus à l’élaboration des lois communes. Fort de sa légitimité populaire il gagne en influence et voit ses compétences s’accroître à chaque scrutin. Sa composition comptera beaucoup dans la construction de l’avenir et en choisir les membres est de plus en plus important.

Avant donc un geste de colère, le vote à venir est un choix de personnes aptes à représenter les électeurs et à décider, ce qui implique mûre réflexion.

Avant même un choix national, c’est une décision à caractère quasi-continental, qu’on ne saurait résumer à un seul intérêt individuel ou national, sans en imaginer les conséquences européennes.

Il est plus urgent que jamais de se rendre aux urnes. La démocratie ne s’use que si on ne s’en sert pas !

Il est plus nécessaire que jamais de le faire avec la gravité qu’exige la sagesse, indissociable de la liberté de l’électeur.

Publié par Jean-Dominique Giuliani dans CECI dit, Jean-Dominique Giuliani, Les contributeurs, 0 commentaire

230 personnes à Nancy pour écouter la conférence d’E. Morucci

Emmanuel Morucci, président du CECI et conférencier pour la Commission européenne « TeamEuropeDirect » était invité le mardi 21 mai à s’exprimer à l’Espace ADA de Nancy. 230 personnes personnes sont venues écouter le conférencier sur le thème « Un Parlement européen pour quelle démocratie européenne ? »

Après avoir posé plusieurs éléments de contexte et de situation, l’orateur a présenté l’Europe dans un monde en évolution ainsi que les questions qui se posent aux Européens pour la période 2024–2030 ainsi que les priorités dont devra se saisir le Parlement européen dans la prochaine mandature.

Ceci avant d’aborder une présentation des institutions, les compétences confiées par les États-membres à la dimension supranationale et le processus décisionnel européen.

Une partie concernant principalement le Parlement européen a permis d’évoquer les différents groupes politiques et ce qui touche les élections elles-mêmes.

Le sujet a donné lieu à de très nombreuses questions. Si l’on devait souligner une en particulier c’est bien celle qui touche les groupes politiques d’appartenance au PE des parlementaires après leur élection. Cela semblait être une découverte pour beaucoup. Il est vrai que listes et médias n’en disent rien ou si peu.

On peut retrouver la conférence sur YouTube en suivant ce lien

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Emmanuel Morucci, Les contributeurs, 0 commentaire

En Maison d’arrêt, ateliers d’information sur l’Union européenne

Après trois interventions auprès de détenus à la Maison d’arrêt de Saint-Brieuc au mois d’avril, c’est dans le quartier des femmes de la maison d’arrêt de Brest que se sont rendus Emmanuel Morucci et Marie-Laure Croguennec le 29 mai pour animer un atelier à l’approche des élections européennes du 9 juin 2024.

Parce que l’UE se doit d’être proche de ses citoyens, le CECI s’attache à aller à la rencontre de tout public, y compris ceux qui se trouvent parfois éloignés de la cause européenne.
Informer, documenter, échanger, questionner, avancer ensemble… telles sont les actions que mène le Cercle Europe Citoyennetés et Identités dans le cadre d’un partenariat avec les SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation) du Finistère et des Côtes d’Armor.
La conscience européenne concerne les citoyens tout au long de leur vie, à tous les stades de leurs parcours.
Il y va du respect de la dignité de la personne. L’exercice du droit de vote est un acte fort, et y contribue profondément en faisant entendre sa voix.
En ce printemps européen empreint d’une actualité électorale pour renouveler les députés au Parlement européen, les questions de modalités du scrutin mais aussi des enjeux des élections ont nourri ces rencontres, permettant de recueillir des paroles empreintes de vécus parfois très diversifiés.
L’occasion pour les participants de s’exprimer sur le sujet européen, voire de l’approfondir, mais aussi pour échanger sur des thèmes immergés dans l’actualité.

Publié par Cercle CECI dans CECI fait, Cercle CECI, Les contributeurs, Marie-Laure Croguennec, 0 commentaire

Européennes : un choix politique fondamental et de dimension européenne

Les élections européennes sont importantes, elles sont un choix fondamental puisque les présidents des institutions, les priorités politiques de la prochaine Commission dépendent des choix des citoyens. Il est donc important d’avoir ce sentiment d’appartenance et être un citoyen actif.
Cela veut dire que, pour nous prononcer en clarté, nous attendons des candidats aux élections européennes des indications précises notamment en ce qui concerne les groupes politiques d’appartenance et les orientations politiques fondamentales qui y sont élaborées. Les groupes politiques du PE* soutiendront soit une Europe puissance ou uniquement marché économique.
Cette mandature devra toutefois réfléchir à l’avenir de l’UE et notamment sa gouvernance : intergouvernementale ou fédérale, ou autre « Europe des nations ». Les députés auront sans doute à réfléchir à un éventuel nouveau traité susceptible de faire avancer le projet européen en étroite coopération avec les États membres.
Ce n’est donc pas une élection nationale dont il s’agit, mais bien une expression citoyenne et politique décisive de dimension européenne.

Dans quels groupes vont siéger les élus ?

Les têtes de listes aux élections européennes ont bien des difficultés à dire dans quel groupe politique ils vont siéger au Parlement européen. On ne les entend pas s’exprimer sur le sujet, comme si cela n’avait pas d’importance. C’est pourtant une question que posent les électeurs. C’est loin d’être anodin car en dépend leur positionnement.

On sait que les LR siégeront au Parti Populaire européen (PPE), les socialistes au sein de Socialistes et Démocrates (S&D) et Renaissance au sein du Groupe Renew.
S’ils ont un élu (si + de 5%), les Verts iront naturellement au sein du Groupe éponyme.
Les choses sont bien plus ambiguës pour les deux listes d’extrême droite. Le RN pencherait vers Identité et Patrimoine (ID) et Reconquête vers Conservateurs et réformistes européens (ECR). Du point de vue de la démocratie, le choix du RN interroge car ses députés siègent actuellement avec l’AfD allemande qui compte dans ses rangs des néonazi. Ce parti d’extrême-droite allemand a même été exclu récemment du groupe ID à la suite d’une série de scandales impliquant notamment l’un de ses dirigeants, Maximilian Krah. Le RN aurait d’ailleurs été la cheville ouvrière de l’exclusion de 9 parlementaires après des propos inacceptables, et une proximité avec la Russie et la Chine, leur présence devenant particulièrement gênante pour la crédibilité du message nationaliste français. Toutefois cela ressemble à une tartufferie car l’AfD a conservé sa tête de liste pour le scrutin du 9 juin.
La rupture étant, selon Marine Le Pen, consommée, le RN devrait siéger au sein du groupe Conservateurs et réformistes européens (ECR) dont un des buts est l’affaiblissement de l’UE. Le dire est important afin que les citoyens fassent leur choix en conscience. Mais nos médias n’en disent que très peu, voire rien.
Enfin, parmi les groupes susceptibles d’avoir des élus, La France Insoumise siégera dans le groupe Gauche unitaire européenne (GUE). Notons que les eurodéputés qui ne sont pas dans un groupe politique officiel siègent tous ensemble dans les « non-inscrits ».

Une dispersion des voix en France

Ceci dit, le 18 mai le Journal officiel a publié la liste des candidats aux Européennes. La France présente aux suffrages 38 listes ainsi que les noms de leurs 81 candidats. C’est un record même si la tendance était déjà observée en 2019. Parmi eux, citons quelques-unes qui ne franchiront pas la barre des 5% : le Parti animaliste, le parti musulman Free Palestine ou encore Espéranto Langue commune, entre autres, la liste n’étant pas exhaustive1.
Globalement on observe que cette multiplication de listes, spécifique à la France, divise fortement tant à droite qu’à gauche. En avoir autant, illusion de la représentativité, n’est pas de bon augure pour le poids effectif de la France au Parlement européen.

La voix de la France affaiblie au PE

De fait la voix de notre pays sera affaiblie. Les petites listes ne changent rien à la répartition entre grands partis puisque leurs voix, environ 20% des suffrages, seront réparties entre les listes récoltant plus de 5 % des voix. Mais c’est un éparpillement qui au bout du compte engendre une répartition entre 6 ou 7 groupes politiques différents, sans compter, comme dit plus haut, les non-inscrits.

Autrement dit, l’influence des partis français va se diluer dans le Parlement alors que « d’autres pays présentent moins de listes, ce qui leur donne une plus grande influence au sein des grands groupes politiques du PE » observe notre collègue et contributeur Francis Gutmann. Autre remarque, celle de Patrick Salez : « La France est peu représentée au PPE et pèse donc très peu dans les deux gros partis. En revanche elle bien représentée à Renew sur ce mandat ». À titre d’exemple, le groupe S&D européen (2e groupe en nombre de députés après le PPE), comptait en 2019, 21 Espagnols, 16 Allemands, 15 Italiens et seulement 7 Français. Si l’on en croit les sondages, le nombre devrait s’améliorer au S&D mais pas dans les deux autres grands groupes que sont le PPE et Renew. LR devrait avoir environ 6 députés.

Certes, comme le dit Philippe Tabary, autre contributeur du CECI, nous avons l’embarras du choix à moins que ce que soit le choix de l’embarras :  « Reste pour chacune et chacun d’entre nous à se déterminer sur la liste estimée la plus proche de nos attentes : un choix qui, au fond, consiste à déterminer si nous laissons parler nos sentiments ou si nous cédons à nos ressentiments ». Ce choix de liste est vu comme un signe de bonne santé démocratique et de participation citoyenne. Mais cela nécessite un véritable examen de conscience et la difficulté de savoir et devoir choisir.

Ne pas se tromper d’élection

Dans tous les cas, si l’on se positionne sur les 7 ou 8 listes qui prétendent avoir des députés, l’objectif est de ne pas se tromper d’élection. Les Européennes ne sont pas une élection nationale, encore moins le discours franco-centré, et le résultat ne changera pas la physionomie politique de notre pays ni même fondamentalement celle de l’UE. Aussi, l’enjeu est de ne pas participer par un vote prenant insuffisamment en compte à son délitement mais au contraire de lui donner les outils qui lui permettront d’augmenter la capacité citoyenne européenne et de peser dans le monde. En effet, si selon les sondages, les partis qui prônent une « Europe des Nations » arrivaient en force au PE, dans les faits cela ne changera que très peu la donne car ils ne formeront pas une majorité.

Les citoyens doivent donc se prononcer pour des parlementaires qui prendront des décisions ad hoc en tenant compte de l’évolution des paradigmes mondiaux et de l’opinion qui à plus de 60% déclare développer un sentiment d’appartenance à l’UE. C’est dans cet esprit, qu’un nouveau traité et sa préparation permettront de définir l’avenir de l’Union européenne.

 1 liste des candidats sur le site Toute l’Europe. 
PE* : Parlement européen
Publié par Emmanuel Morucci dans CECI dit, Emmanuel Morucci, Les contributeurs, 0 commentaire

Le risque d’un vote français perdu

L’Europe reste invisible dans la campagne des Européennes en France, scrutin à un seul tour le 9 juin pour élire les 720 eurodéputés qui représentent quelque 450 millions de citoyens européens. On vit plutôt un retour systématique à la politique nationale dans les débats (vote anti-Macron, montée du Rassemblement national). C’est désolant mais aussi périlleux pour les Français et pour les Européens. Ramener les élections européennes à un tour à un règlement de comptes nationaux, c’est d’une certaine manière « se tirer une balle dans le pied » en ignorant les besoins immenses de l’Union et l’impact déterminant des décisions prises à l’échelle de l’Union sur les politiques publiques nationales (écologie, agriculture, énergie, technologie…).

Pourtant la France s’obstine à voir les élections européennes comme un affrontement purement national entre le Rassemblement national et la majorité présidentielle, simple tour de chauffe avant la présidentielle de 2027. Cela explique sans doute sa relative faiblesse au Parlement européen, en raison d’une absence de stratégie d’influence.

Plus largement, le 9 juin 2024, il se joue la solidité de la coalition majoritaire (pro européenne) au PE, composée de deux principaux groupes, le Parti populaire européen (PPE) et l’Alliance progressiste des Socialistes & Démocrates (S&D), avec l’appui du centre libéral. Or, dans cette coalition, la délégation française (79 députés en tout) compte très peu d’élus : 8 au PPE sur 171 députés (contre 29 pour la délégation allemande) et 7 sur 141 au S&D, loin derrière l’Espagne (21), l’Italie (16) et l’Allemagne (16). Certes, elle compte 23 élus dans le Groupe Renew Europe (101 députés) devenu la troisième force politique du Parlement européen, suivie par l’Espagne et la Roumanie. Soit un total de 38 députés.
Quasi absente du groupe des conservateurs et réformistes européens (CRE), nationalistes conservateurs, elle compte 18 députés (Rassemblement national) sur les 59 du groupe Identité et démocratie (ID), derrière la délégation italienne mais devant les 9 élus allemands de l’AfD. Enfin, elle est la plus importante avec 6 membres dans la gauche au Parlement européen (GUE/NGL, 37 députés). Total dans les groupes hors coalition : 25. Enfin, la délégation française a 12 députés parmi les Verts/ALE (72 eurodéputés) où la délégation allemande est la plus nombreuse (25 députés).


Source: Parlement européen

La situation pour 2024–2029 n’est guère plus favorable car, selon les sondages début mai, le RN (ID) mène avec 32% des intentions de vote (35% pour les jeunes de 18 à 24 ans), Renaissance (parti présidentiel) menée par Valérie Hayer obtiendrait 17% des votes, Place publique-PS mené par Raphael Glucksmann est en 3e position avec 13.5% des intentions de vote. Par ailleurs, la France insoumise (GUE/NGL) menée par Manon Aubry obtient 8% des intentions de vote et les Verts menés par Marie Toussaint tombe à 6%. A droite, les Républicains (PPE) menés par François-Xavier Bellamy sont estimés à 7,5% et Reconquête (ECR) liste menée par Marion Maréchal reste à 6,5% des intentions de vote. La droite extrême représentée au PE par Reconquête et le RN continuerait donc de dominer dans la délégation française au Parlement européen (38, 5%). Or ces groupes sont quasi absents des commissions où se fait l’essentiel du travail législatif, en amont des plénières à Strasbourg.

Dans le même temps, le groupe PPE (centre droit), les Fratelli d’italia de Georgia Meloni jouant le rôle de pivot, s’il se rapproche d’ECR, infléchirait son profil vers la droite, ce qui romprait la coalition avec les socialistes. On craint donc que les élections de juin ne conduisent à un Parlement plus instable avec la montée des populismes et de l’extrême droite (groupes ECR et ID). D’autant que, toujours selon les sondages, les chrétiens-démocrates et les socialistes restant à peu près stables, les libéraux et les Verts perdraient des sièges, au profit des groupes situés à droite des chrétiens-démocrates. La coalition sortante, composée des socialistes, des libéraux et des chrétiens-démocrates, ne serait alors plus à même de constituer une majorité stable pour les décisions très importantes comme l’élection de la présidence de la Commission.

Dans ce contexte, quels que soient les résultats des élections au niveau européen et pour la délégation française dans les différents groupes politiques, il faut s’inquiéter de cette perspective de droitisation du parlement et de la faiblesse du vote utile en France, c’est-à-dire du vote pour des groupes actifs au sein de la majorité pro européenne au Parlement européen. Dans le mandat 2024–2029, la France compte 81 sièges sur 720 mais la participation attendue est estimée à 49,6%.

L’invisibilité de l’Europe dans la campagne française peut certes refléter la volonté de certains partis mais on doit noter l’extrême difficulté pour les médias à faire émerger les enjeux proprement européens. Ce n’est pas nouveau mais une maladie très française qui affaiblit gravement un processus démocratique essentiel à l’heure de tous les dangers pour l’Union européenne : guerre à nos frontières, mise en œuvre de la transition environnementale, repositionnement difficile sur les questions de souveraineté économique et de sécurité extérieure.

Or, le Parlement européen a de l’influence, comme on l’a vu dans des dossiers difficiles comme le plan de relance massif adopté mi 2020 et de nouvelles ressources budgétaires destinées à rembourser l’emprunt commun, le respect de l’état de droit qu’il a âprement défendu contre des gouvernements tentés par le démantèlement des institutions démocratiques en Pologne et en Hongrie. Ou une initiative structurante comme le Pacte vert pour décarboner l’économie européenne (l’objectif de neutralité carbone en 2050) dont la mise en œuvre est contestée actuellement.

Tout se passe pourtant comme si les Français n’avaient pas compris les enjeux et voyaient le scrutin européen comme un sondage d’opinion, avant les élections présidentielles de 2027, ignorant la faible influence française en termes quantitatifs et surtout politiques. Ignorant que les coups de menton et les slogans simplistes (« préférence nationale ») n’aideront en rien ni les Européens, ni donc les Français, face aux crises déjà présentes (guerre, climat, migration) et qui ne manqueront pas de s’exacerber, faute de capacité à décider efficacement et de crédibilité dans l’environnement mondial.

Publié par Catherine Vieilledent dans Catherine Vieilledent, CECI dit, Les contributeurs, 1 commentaire