Je milite pour un 9 mai férié dans toute l’Union européenne

Depuis de nombreuses années, je milite afin que le 9 mai, Journée de l’Europe, devienne un jour férié commun à tous les citoyens de l’Union européenne. A la fin de la dernière mandature, le Parlement européen s’en était fait l’écho, en avait acté le principe mais la volonté parlementaire ne suffit pas encore face à celle des États membres. Seul le Luxembourg a passé le cap en 2019 et en a fait un jour férié.

Le jour du l’ouverture de la grande Conférence sur l’avenir de l’Europe et alors qu’il est demandé aux citoyens de formuler des avancées concrètes je renouvelle la mienne : faire du 9 mai un jour férié pour tous les Européens.

Le 9 mai, jour anniversaire de la Déclaration de Robert Schuman en 1950 est décrétée « Journée de l’Europe » par le Conseil européen et fêtée depuis 1986. Cette Journée officielle se veut populaire et partagée par tous les citoyens de l’Union dont elle est un des symboles. Symbole au même titre que le drapeau, l’hymne, la devise « In varietate concordia » « Unie dans la diversité » et la monnaie.

Mais comment le 9 mai peut-il être un symbole s’il n’est pas véritablement inscrit dans la culture commune et reconnu comme tel ? s’il n’est célébré et partagé que par une minorité de militants engagés et d’organismes européens dont c’est le fer de lance et pas pas par le (les) peuple (s) dans son ensemble ? Le succès de la Journée de l’Europe sera effectif seulement si elle devient une appropriation collective. L’UE n’est pas qu’économique ou juridique. Le projet porte d’une manière intrinsèque une dimension sociologique et anthropologique. La Journée de l’Europe doit donc être concrète, au coeur du sentiment d’appartenance à une dimension territoriale, à une histoire, à un projet, à un dessein communs à cinq cent millions d’Européen et reconnue dans le monde entier comme telle.

Ainsi, le 9 mai ne peut être seulement une journée d’information. Il doit être la fête qui marque notre inscription dans des préceptes fondamentaux, des valeurs communes, à commencer par la paix. Les autres valeurs fondamentales, toutes aussi importantes et fonctionnant en système, marquent ce que nous sommes. C’est l’affirmation que nous Européens, sommes attachés à la démocratie, la citoyenneté, la justice, la solidarité et la liberté. C’étaient bien la volonté de Robert Schuman dans sa Déclaration et surtout dans son livre manifeste « Pour l’Europe ».

La Journée de l’Europe doit faire sens pour chacun d’entre nous, que nous soyons de Lettonie, de Tchéquie, d’Italie, du Portugal, du Luxembourg, d’Irlande ou de France, de générations, de formations, langues diverses. Dans cet esprit la Journée de l’Europe doit déclencher chez le citoyen de l’Union, que nos sommes tous, ressortissants d’un pays membre, une pensée et une sensation, une espérance en l’avenir. Ce ne peut être seulement un « moment de communication » pour parler d’une Europe vague et lointaine.

Alors en ce 9 mai 2021, travaillons cette idée que le 9 mai devienne le « Jour des Européens » et mettons en place les moyens des sa concrétisation.

Emmanuel Morucci
Président du CECI

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